Entre la récente sortie de « Chambre 1408 » (16 janvier 2008) issue de « Tout est Fatal » et les adaptations en cours (« From a Buick » dirigée par Tobe Hooper et « Cell » d’Eli Roth), les histoires de Stephen King qui seront suivies d’adaptations au cinéma sont loin d’être finies.
« Vous êtes censés voir cette histoire en noir et blanc, le bras passé autour de l’épaule de votre nana (ou de votre jules), avec un gros haut-parleur planté sur la fenêtre. C’est à vous d’assurer la deuxième partie. »
Dans la longue nouvelle qui donne son titre au recueil, l’horreur surgie de la brume, qui assaille un supermarché, est moins à craindre que celle qui gît au fond des âmes.
Dans “Mémé”, qui clôt ce livre, le tendre récit de la fin d’une vie nous montre comment apprivoiser la mort en dansant dans la neige avec nos chers disparus.
Entre ces deux contes, le célèbre auteur américain aura joué sur toutes les cordes de la sensibilité, dans les décors superbes de cet état du Maine où il vit, alliant un truculent réalisme aux fantaisies inquiétantes de l’imagination.
« Maintenant, agrippe-toi à mon bras. Serre fort. Nous allons traverser bien des endroits sinistres. Mais je crois que je connais le chemin ».
En écrivant chaque histoire de ce recueil de nouvelles, Stephen King traversait certainement une phase mystique singulière... Ou il avait fumé un peu trop de moquette. C’est au choix !
En effet, plusieurs d’entre elles (« En ce lieu des tigres », « La Révolte de Caïn », « La Balade de la Balle à l’Élastique ») sont carrément incompréhensibles aux communs des mortels. Nous ne sommes pas dans votre cerveau M. King. Pensez à votre lecteur, de temps en temps !
D’autres sont vraiment flippantes. Par exemple, « Le Singe » raconte comment un petit automate peut se remonter seul et frapper ses timbales l’une contre l’autre pour annoncer l’issue fatale d’un événement. La peur vient du danger d’un objet anodin, à priori pas menaçant.
Quand à « Brume »… Le lecteur oscille entre l’incompréhension, la peur et la sensation persistante de réalité. L’histoire n’est pas toujours très claire.
Cependant, on est effrayé car on nous prive de la vue, sens oh combien important pour apprécier les dangers qui nous entourent, dans cette brume épaisse où un monstre rôde pour tuer.
Et finalement, le réalisme arrive par l’être humain, beaucoup plus “abomiffreux”, que ce qui se cache dans le brouillard.
Titre : Brume (Skeleton Crew)
Auteur : Stephen King
Éditeur : LGF
Collection : Le Livre de Poche
Traduction (de l’Américain) : Michèle Pressé, Serge Quadruppani
Format : Poche
Pages : 862
Page Internet : fiche livre
Dépôt légal : 7 juin 2006
Ré édition : Mars 2008
ISBN : 2253151599
EAN : 978-2253151593
Code Hachette : 3151594
Prix : 9,50€
Éditeur : Albin Michel
Traduction (de l’Américain) : Michèle Pressé
Couverture : © Albin Michel - Tous droits réservés
Genre : fantastique
Format : moyen broché
Pages : 643
Dépôt légal : 29 octobre 1987
EAN : 978-2226031419
ISBN : 2226031413
Prix : 21,80€