Née le 15 avril 1957 à Léopoldville (alors au Congo Belge), Chantal De Spiegeleer rejoint en 1975 les bancs de l’École supérieure des arts graphiques de Saint-Luc à Bruxelles où elle fait partie de l’atelier R, fondé par Claude Renard, et publie ses premières planches, aux côtés de François Schuiten, Benoît Sokal, Philippe Berthet, dans le collectif Le 9e Rêve, la pépinière des principaux artisans du renouveau de la bande dessinée belge.
Après “Façades blanches”, un court récit de 12 planches publié en 1978 dans la revue (À suivre), elle s’essaie un temps au stylisme, puis revient à la bande dessinée, à laquelle elle initie René Sterne, son futur mari, et sort en 1982 Mirabelle” aux Éditions Moretti, un premier album en noir et blanc fortement influencé par le dessin de mode.
Devenue à partir de 1985 coloriste de « Adler », la série dessinée et scénarisée par son mari, c’est en bande dessinée et cette fois en couleur que Chantal De Spiegeleer continue de proposer ses créations et de façonner son style dans son unique série, “Madila”, une prison dorée au sein de laquelle errent élégants et mannequins, perdus dans le jeu des apparences et de la beauté éphémère.
En 1992, après avoir collaboré à deux albums collectifs en Espagne, Chantal De Spiegeleer s’installe en 1992 avec son mari à Union Island dans l’archipel des Grenadines où elle se consacre à la peinture virtuelle, au jeu vidéo et à la création de tissu.
En hommage à son mari, décédé en 2006, Chantal De Spiegeleer accepte de terminer son album en cours, à savoir le premier tome de la quatorzième aventure de Blake et Mortimer : “La malédiction des trente deniers”
Nos pensées vont à sa famille et à ses proches.
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Illustrations © Chantal De Spiegeleer et ayants droit