Car avec Asphodèle , on passe derrière les miroirs brisés, les tombes éventrées pour atteindre un univers où l’effroi est permanence et où la mort comme la douleur sont seule raison d’être !
Ce premier tome nous fait découvrir une jeune (et belle ! ) sorcière de notre époque, appelée à la rescousse par trois hommes qui ont voulu jouer avec l’interdit. Si par curiosité du feu on arrive à se brûler les bouts des doigts, la leur se traduit par d’horribles agressions, des tortures incessantes et d’ignobles meurtres, bref, ces messieurs frôlent l’anti-chambre des enfers !
Bien malgré elle, Asphodèle se joint à ce ballet de mort, le sang coule à flot, la faucheuse s’invite aux premières loges d’un bal mené par celui qu’on nomme le Preneur d’âmes..
Dynamique à souhait, ce récit au-delà du monde des morts est plutôt intéressant. Corbeyran l’a voulu terrifiant et énigmatique, il atteint assez bien son but. Defali livre un dessin lisse et propre, loupant tout de même quelques expressions (les yeux de la mère page 10 et la dentition incroyable de la gamine dans la même page !) alors que Schelle donne des couleurs trop toniques s’accordant à des lumières sans véritable âme. On l’a connu plus inspiré avec sa palette graphique (même si les tons bleutés des scènes de nuit sont plus réussies). Chacun appréciera à sa façon cette nouvelle donne des couleurs par ordinateur, il n’en reste pas moins une histoire bien menée et une envie palpable de bien faire !
A suivre...