Que dire d’une série qui existe depuis neuf ans ?
Ceux, qui, étrangement, ne l’ont pas appréciée, ne savent pas ce qu’ils ratent.
J’invite tous ceux qui ne la connaissent pas encore à se rendre au plus vite chez leur libraire pour combler ce manque, avant de lire ce 8ème volume.
Et enfin, les amateurs ne seront pas déçus par ce dernier numéro qui marque le début d’un tournant capital dans l’aventure.
L’avant dernier tome débutait le second cycle de la série, on y découvrait les premiers vacillements de l’empire Trébaldi.
Mais finira-t-il par s’effondrer ?
Stephen Desberg fait enfin apparaitre les points faibles de Trébaldi. Ce pape démoniaque a construit son monde sur la croyance et la peur. En s’imposant comme l’ultime représentant de Dieu, il s’est attiré les bons soins du peuple et l’argent lui a permis d’entretenir un climat de terreur par l’intermédiaire de ses moines tueurs.
Mais voilà que, depuis “Au nom du Père”, l’argent commence à manquer et le Scorpion n’hésite pas à enfoncer le clou, ce qui pourrait porter un coup fatal à son « père ».
Notre scénariste ne s’arrête pas là. Il fait apparaître de nouveaux acteurs, qui rodaient dans l’ombre depuis un long moment et se sentent enfin prêts à bondir sur l’empire pour s’en partager les meilleurs morceaux.
Le plan sentimental n’est pas en reste. La tragédie romantique du Scorpion prend un tournant attendu, Méjaï est prête à franchir le pas et avouer son amour à Armando, mais une conquête féminine surgissant du passé pourrait bien tuer cet amour dans l’œuf.
Vous l’aurez compris, le contenu, la construction et l’orchestration de cet épisode restent dans la lignée des précédents. Une parfaite harmonie entre le romantisme, l’action et l’intrigue.
Pourquoi changer une machine qui marche si bien et qui surtout ne finit pas par lasser ?
Le dessin reste toujours aussi constant dans la perfection. Le trait est fin et les proportions font une fois de plus preuve d’une grande constance. L’action, les émotions et les décors sont également très bien retranscrits. Dans ce style graphique, on peut dire sans l’ombre d’une hésitation que, Marini est une référence du genre.
“L’ombre de l’Ange” est encore une belle réussite, riche en rebondissements.
A ne surtout pas rater.
Site dédié : www.le-scorpion.com
L’ombre de l’Ange Série : Le Scorpion
Scénario : Stephen Desberg
Dessin : Enrico Marini
Couleur : Enrico Marini
Éditeur : Dargaud
Dépôt légal : Novembre 2008
Format : 30 x 23 cm
Pagination : 48 pages couleur
ISBN : 9782505004745
Prix public : 10,40€
© Illustrations : Enrico Marini - Dargaud.