Il est bien difficile de faire le juste éloge d’un auteur dont les œuvres ont suscité bien des superlatifs. Un auteur dont les deux premiers recueils de nouvelles publiés en France, « Dans le Palais des rois martiens » et « Persistance de la vision » (Denoël, 1979), ont eu un effet presque sismique, prouvant, au sujet d’une science-fiction que certains commençaient à trouver moribonde, qu’il était possible de renouer avec la qualité et de trouver de nouvelles idées.
Auteur peu prolifique (une bonne douzaine de volumes traduits en français tout de même), John Varley avait séduit les lecteurs par une inventivité singulière. La Yozone lui avait consacré un petit article de synthèse en 2008, année de la réédition au format poche chez Folio de « Gens de la lune ». Un auteur qui avait rarement déçu, sauf peut-être dans les deux suites du foisonnant « Titan » et dont chaque nouveau titre attirait l’attention. C’est ainsi que « Blues pour Irontown », (publié chez Denoël en 2019, alors que son dernier titre publié en France, « Le Système Valentine », remontait à plusieurs années déjà) avait donné lieu à deux chroniques, celle de la version grand format et celle de sa version Folio.
Un auteur qui voyait très loin dans la futur, et dont la "Persistance de la vision" est telle que ses oeuvres n’ont pas vraiment vieilli.
