Jack White à La Cigale
Tournée NO NAME 21 février 2025
Retour sur la première date parisienne et la première date européenne de la tournée No Name de Jack White.
Vendredi 21 février, Paris 18ème
Je suis arrivée assez tôt sur Paris pour découvrir la boutique éphémère de Third Man Records. Pas assez tôt car j’ai loupé à 10 minutes Jack White himself !!!! (C’est l’histoire de ma vie !). La boutique est une pépite : pédales, guitares, vinyles, affiches, tee-shirts. Third Man Records livre tous l’univers de Jack White.
Après un tour rapide, direction la Cigale...
Il est 16h40. Les gens commencent à faire la queue. Je suis seule. Que faire ? Je m’y mets. J’ai prévu un bouquin pour passer le temps.
Très rapidement, dans cette attente, les gens commencent à parler. Je suis entourée de personnes qui viennent de Grenoble, de Brest, de Corse, de Cannes et de Paris. Des Italiens sont derrière moi.
On commence tous à parler de Jack White, dans un premier temps puis de concerts et du mauvais temps à Paris.
Les plus timides écoutent et approuvent nos discussions.
C’est une belle ambiance. Le temps passe plus vite.
Les portes s’ouvrent enfin à 18h30.
Particularité du lieu : il faut monter pour être en fosse.
Je me retrouve au 2ème rang 1/2 à jardin.
Les instruments de la première partie sont en place.
Un thérémine prône fièrement. Cela s’annonce atypique.
Je fais connaissance de mes voisins de concert. On parle bien sûr de …Jack White. Sera-t-il fatigué ? N’a-t-il pas joué hier à Boston ? Et de durée de concerts.
Humantoys en Première Partie
Il est 19:30. La première partie arrive sur scène.
Je les avais croisés dans la file d’attente. Quand ils sont arrivés, je me suis dit « ça doit être des proches de Jack White ». Ils étaient tellement bien stylés. Tote Bag qui célèbre les 40 ans du Punk pour monsieur. Madame magnifiant le rouge avec sa robe et son manteau. Humantoys donne le La de la soirée. Ils envoient du gros son bien lourd, des morceaux dynamiques. Un petit Fuck Trump pour démarrer. C’est une locomotive d’énergie qui nous arrive dessus, accompagnée de poésie. (Les bulles de savon sur le thérémine donnent une impression d’explosion onirique). Poupée Mecanik et Jon Von livrent un vrai show punk burlesque.
La soirée s’annonce épique.
Entracte
Le ballet des techniciens et des musiciens de la première partie débute.
Le soundcheck démarre sur les trois guitares de Jack White, sur le mur d’amplis, sur la batterie, le clavier, la basse, de nouveau les amplis et de nouveau les guitares.
La lumière s’éteint. Il est 20h35.
Jack White
Les 3 musiciens arrivent. La batterie est complètement à gauche, le bassiste est derrière au même niveau que ce mur d’ampli. Cela forme un arc de cercle avec le claviériste. Au centre prône fièrement le micro où on attend Jack White.
Il arrive et même si on n’a pas arrêté de dire que le public de Jack White est hystérique., c’est un choc...tout le monde hurle à son arrivée.
Il est habillé de noir, porte un cuir et a des chaussures blanches. Il enfourche sa guitare. Le concert débute de suite. Les chansons s’enchaînent du Jack White, des White Stripes, des Raconteurs. La salle devient un chaudron.
Nous sommes sur une tournée où Jack White a voulu que cela soit sans prise de tête, on dirait à l’arrache. On arrive à la quintessence de l’authenticité.
Un espace un peu perdu par moment dans les grosses machines de tournées US et françaises.
Il souhaitait jouer dans des petits salles où il n’avait jamais réalisé de concerts. Au bout de 45 minutes, Jack White pose sa guitare au sol qui gémit encore et nous dit merci. Après un micro entracte, il revient sur scène avec une nouvelle guitare et le concert repart de plus belle. Il a duré en tout 1h30. De la pure énergie mêlée au génie de cet artiste incroyable. Quand il a commencé à taper son pied droit de manière régulière pour commencer à jouer “Seven Nation Army”. La salle a su de suite que c’était la fin. Une communion s’est opérée pour que le temps reste suspendu.
Ce fut probablement un de mes meilleurs concerts.
Cette année entamant le grand chelem de mes artistes je ne peux vous dire si il sera mon concert préféré de l’année mais il est en très très bonne place.
Les trois dates sur Paris sont complètes. Après La Cigale, Jack White s’est installé pour deux soirs au Trianon. Les prix n’étaient pas si élevés. Des places pour les étudiants étaient disponibles le jour même pour 20€.
La tournée est presque sold out, ils restent quelques places au Japon et à Nashville, dans son fief.