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Mum & Dad
Edition Pretige - Opening & D.Vision
19 janvier 2010

Avec ce premier long-métrage Steven Sheil réalise un coup de maître. La rencontre de « Massacre à la tronçonneuse » et de la « La maison des 1000 morts » dans un pavillon isolé au bout d’une piste de l’aéroport d’Heathrow. Âmes sensibles s’abstenir.
L’endroit est en effet le repère d’une famille de fous furieux subsistant grâce aux vols de bagages, dont le mère et le père (Mum & Dad) sont de redoutables psychopathes pour qui le concept de famille se résume à la séquestration, la torture et la dépravation....

Un film bourré de qualités qui s’avère essentiel à la DVDthèque de l’horror-maniac que vous êtes peut-être.

Film interdit aux moins de 12 ans !



LE SUJET

Fraichement débarquée de sa Pologne natale, Lena s’est trouvée un job de femme de ménage à l’aéroport d’Heathrow. Elle y fait connaissance de Birdie, une collègue qui n’a pas la langue dans sa poche, et de son petit frère, Elbie, qui contrairement à sa sœur semble privé de l’usage de la parole. Birdie, qui la sait seule, lui propose de les accompagner boire un verre après le boulot. Mais Lena refuse. Elle n’aime pas trop les manières de Birdie et elle n’a de toute façon que 5 minutes pour attraper le bus, le dernier du service quotidien, si elle veut pourvoir rentrer chez elle. Bus qu’elle va bien évidemment rater, l’obligeant à suivre ses deux nouveaux amis jusqu’à leur domicile. Un pavillon situé au bout d’une piste où vivent Mum & Dad, le couple de tortionnaires qui les a kidnappés des années plus tôt. Birdie est persuadé marquer des points avec l’arrivée de Lena dans la famille… Depuis, le temps que Maman espérait une autre fille pour l’aider à la maison…

CE QUE L’ON EN A PENSE

On ne sait jamais trop quoi penser des films qui affichent torture sur leur jaquette avant d’en glisser la galette dans son lecteur DVD. Surtout qu’en l’occurrence, ce « Mum & Dad » est le premier long-métrage de Steven Sheil. L’objet de son délit est, certes, proposé dans un amaray glissé dans un agréable étui carton plastifié et sélectionné par le magazine Mad Movies, il doit néanmoins passer l’implacable test du visionnage.
Et là…très bonne surprise. Dès les tout premières secondes, Stephen Sheil fait preuve d’un sens de la lumière, de la couleur et du cadre qui capte l’attention.
Tension, qu’il fait justement monter graduellement (si vous vous attendez à la traditionnelle séquence d’introduction choc, c’est raté). Le cadre se resserre une première fois en pénétrant dans l’aéroport d’Heathrow, désert, pour faire connaissance avec la jeune génération de nos protagonistes. Puis, se rétrécit encore en pénétrant à la suite de Lena dans sa future maison. Une maison de tous les cauchemars, qui, pour la jeune femme, débute par une séance de torture prodiguée par sa toute nouvelle maman (elle prend son pied à lacérer les chairs).
Mais si le film de Steven Sheil est effectivement parsemé d’instants gores craspecs, c’est surtout dans le traitement de ses personnages, et la « psychologique » de la terreur que le cinéaste fait mouche. En choisissant de suivre pas à pas sa Lena au Pays des Horreurs et de retranscrire son calvaire en captant ses réactions, il créé comme un lien empathique en le public et la jeune femme et offre un rôle tout en subtilité à la jeune Olga Fedori. Car si son émigrée polonaise est revêche, elle n’est pas idiote. Mais sa tentative pour amadouer « maman » va provoquer le courroux de sa « sœur ». Car chez « Mum & Dad », c’est chacun pour sa peau, Dad pour tous, et chacun à sa place. Et Birdie ne veut pas retourner aux tris des affaires. Parce j’avais complètement oublié de vous dire que tout ce sordide petit monde vit des fruits des vols de bagages des avions qui atterrissent et décollent en permanence au dessus de la maison.
De toute façon, c’est clair, les séjours chez Mum & Dad, sans façon. Surtout pour les vacances de noël. Déjà que Dido Miles et Perry Benson (impérial) sont tout à fait terrifiants dans leurs interprétations respectives de la glaciale maman sadique et du pervers père nécrophile ultra-violent. Alors le réveillon façon remake de « Massacre à la tronçonneuse », très peu pour moi.
Enfin… je veux dire… en vrai… pas en vidéo. Parce qu’en vidéo, au contraire, vachement bien « Mum & Dad ». Une des très bonnes surprises du moment.

L’EDTION PRESTIGE

Elle est complétée par une courte interview du réalisateur (4’16’’) dans laquelle il confirme l’influence de « Massacre à la tronçonneuse » sur « Mum & Dad », revient sur le casting du film et confie que son modèle dans le cinéma d’horreur n’est autre que Dario Argento. Quant au making of, également très court (3’24’’), il se contente de montrer quelques séquences du tournage et de faire connaissance avec Mum, Dad et leurs charmants bambins. J’allais oublier la galerie de photos qui réunie 22 clichés du film en haute résolution.


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Lena au pays des horreurs


Mum & Dad
Réalisation : Steven Sheil
Scénario : Steven Sheil
Distribution : Perry Benson (Dad), Dido Miles (Mum), Olga Fedori (Lena), Ainsley Howard (Birdie), Toby Alexander (Elbie), Micaiah Dring (Angela), ....
Producteur : Lisa Trnovski
Producteurs exécutifs : Soledad Gatti-Pascual, Amanda Martin
Image : Jonathan Bloom
Montage : Leo Scott
Distribution des rôles : Maddy Hinton, Anna Kennedy
Création des décors : Jess Alexander
Direction artistique : Sarah Finlay
Décorateur de plateau : Lois Penniston
Création des costumes : Claire Finlay
Maquillage : Vikki Lawson

Caractéristiques DVD
Présentation : Amaray + étui
Format image : 1.66 16/9e compatible 4/3
Audio : Stéréo anglais, français
Sous-titres : Français
Edition : D.vision / Opening
Distribution : Aventi Distribution
Durée : 84 minutes
Prix conseillé : 14,99 €

Bonus
Entretien avec Steven Sheil (4’16’’)
Making of (3’24’’)
Galerie photos : 22 clichés


© Opening - D.Vision - Tous droits réservés



Bruno Paul
6 mars 2010






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