Kagura et Kanna ne semblent pas se réjouir autant que cela de la mort de leur bourreau. Il leur reste à se débarrasser d’Inuyasha et de ces gêneurs qui leur ont tant pourri la vie. Pour cela, Kanna emmène son ainée dans une grotte où se retrouve prisonnière dans un miroir Kaguya, une déesse capable de figer le temps. Mais pour être libre, il lui faut récupérer différents artéfacts et faire revenir dans le monde terrestre le château des illusions. Pendant ce temps, Kagome est taraudée entre son amour pour Inuyasha et son devoir de revenir à son époque. Sango doit, de son côté, réapprendre à vivre avec Kohaku. Enfin, Miroku a réussi à annuler la malédiction dont il était frappé et il semble encore sous le choc de se retour à la normale... Sauf que la pleine lune devient perpétuelle et que le temps commence déjà à se détraquer.
Comme pour le premier film, “Le Château des Illusions” n’entre pas dans la continuité de la série. Le scénario est totalement original et propose une aventure inédite à nos héros. Et dès les premières scènes, le fidèle de la série est scotché car Naraku, la Némésis d’Inuyasha, périt pendant le générique ! Quoi ! Mais que nous réserve donc Toshiya Shinohara ? En tout cas, le réalisateur a su attirer notre attention et il ne va plus nous lâcher car il va provoquer rebondissement sur rebondissement, Naraku n’étant pas la seule victime de ce scénario sans pitié. Le défi lancé à Inuyasha sera particulièrement ardu, l’obligeant à s’interroger sur ce qui a le plus d’importance pour lui : devenir un démon ou son amour pour Kagome.
Chose tout aussi surprenante qu’intéressante, Kikyo n’a qu’un rôle mineur dans ce film. A la limite, ses apparitions n’amènent vraiment rien et la véritable surprise aurait certainement été un film sans elle, tout simplement. Shinohara joue aussi sur les liens qui peuvent exister entre le passé et le présent de Kagome. Elle va ainsi rencontrer l’ancêtre d’un élève qui ne la laisse pas indifférente et découvrir que la transmission des gènes est malheureusement irrémédiable. La nouvelle méchante, Kaguya, est dans la droite lignée de Naraku mais son destin ne peut qu’être éphémère, n’existant pas dans le manga.
La grande performance de ce second film est indubitablement la très grande qualité des graphismes. En insistant de façon très prononcé sur les couleurs tout en se donnant une forme d’autonomie dans le dessin des personnages, Hishinuma et Motohashi atteignent une perfection qui met la barre particulièrement haute pour les films qui suivront et même l’animé. Sans oublier des petites scènes en 3D et des effets visuels bluffants (en particulier avec l’apparition du château des illusions), le spectateur ne peut qu’être ensorcelé par ce film.
Au final, ce deuxième film démontre que tout s’améliore, même des performances déjà de haut niveau. Que l’on soit fan de la série ou simplement un amateur de belle animation, “Le Château des Illusions” est à voir sans hésitation.
Titre original : InuYasha, Kagami no Naka Mugenjo
Réalisateur : Toshiya Shinohara
D’après l’oeuvre de : Rumiko Takahashi
Chara designer : Yoshihito Hishinuma, Hideyuki Motohashi
Compositeur : Kaoru Wada
Directeur artistique : Tsutomu Ishigaki
Direction de l’animation : Hideyuki Motohashi
Structure scénaristique : Katsuyuki Sumizawa
Couleurs : Ritsuko Itagawa
Montage : Shigeyuki Yamamori
Direction du son : Yota Tsuruoka
Production de l’animation : Sunrise
Production : NTV, Shogakukan, Inc., Sunrise, TOHO, Yomiuri TV
DVD 9- Zone 2- pal
Durée : 1h40
Format image : 2.35 - 16.9
Audio : Stéréo 2.0
Langue : Japonais - Français
Sous-titres : Français- Néerlandais
Editeur : Kaze
Sortie : 20 janvier 2010
Prix public conseillé : 24,95 €
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