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Last House on Dead End Street
Edition Prestige – Néo Publishing
7 janvier 2009

Œuvre fondatrice d’un cinéma d’horreur réalité jusqu’au boutiste, « Last House on Dead End Street » est une expérience filmique sans précédent dont la paternité est restée pendant plus de 25 ans un mystère. Attribuée à divers pseudos mystérieux (Terry Hawkins, Victor Janos) selon ses titres d’exploitation (« Cookoo Cloks from Hell », « Fun House »), ce long-métrage tourné sous amphétamines à alimenter les plus folles rumeurs jusqu’à ce que son réalisateur, Roger Watkins, se dénonce sur un forum en novembre 2000.

Cette Édition Prestige Néo Publishing, dotée de nombreux bonus, dont un reportage exclusif, et complétée d’un livret Collector, est enfin l’occasion d’apprendre toute la vérité sur ce faux snuff de la bouche de son géniteur.



LE SUJET


Après un séjour en prison pour possession de drogue, Terry Hawkins, réalisateur de porno underground, se met en tête de réaliser le film d’horreur ultime. Il recrute alors une bande d’amis pour des tournages très particuliers qui vont du viol, de la torture au meurtre face caméra.

CE QUE L’ON EN A PENSÉ


Attention chef d’œuvre. Ce film n’a en effet rien à voir avec les films d’exploitation du cinéma estampillé « GrindHouse ». Si, comme ces deniers, il s’agit bien d’un film fabricolé avec les moyens du bord, « Last House on Dead End Street » est un film porté, pour ne pas dire habité, par une idée forte. Partager la démence communicative d’un cinéaste en crise dont l’objectif est d’imprimer la peur et la douleur sur celluloïd. Filmé sous amphétamines sur le mode du cinéma réalité avec ses camarades de la fac de ciné, « Cookoo Cloks from Hell » (son titre à l’origine), au-delà se son aspect amateur et brouillon, n’est pas un assemblage de séquences hétéroclites tournées sur le vif, mais un voyage au bout de la folie.

Le choc de ses premières projections publiques et le mystère qui entourait l’identité de son metteur en scène (le commentaire audio de Roger Watkins et le doc exclusif commandé par Neo Publishing à Xavier Colon en disent long à ce sujet) ont immédiatement hissé « Last House on Dead End Street » au rang de culte.
Film inclassable, car sans équivalant à l’époque, où les séquences les plus violentes côtoient les plus étranges, ce premier long-métrage de Roger Watkins, considéré par beaucoup d’observateurs comme un film (de) malade, va faire couler beaucoup d’encre et nourrir les rumeurs les plus farfelues, comme celle d’un véritable « snuff-movie » tourné en Europe.

Précurseur des débordements gore à venir, de « Cannibal Holocaust » à « Hostel » en passant par « Guinea Pig », « Last House on Dead End Street« a marqué au fer rouge l’histoire du cinéma d’exploitation et se révèle comme une œuvre incontournable pour les amateurs et spécialistes du cinéma d’horreur. Amusant lorsque l’on sait qu’à l’inverse de Terry Hawkins, le cinéaste dans le film, Roger Watkins, le réalisateur du film, n’a mis en scène qu’un autre film d’horreur, « Shadows of the Mind », et a fini sa carrière dans le cinéma porno underground.

LE DVD


Neo Publishing a mis les bouchés doubles pour proposer une Edition Prestige bardée de bonus à la mesure de cette œuvre phénomène. Exit la version vénézuélienne et son doublage incertain.
S’il na pas été possible de remettre la main sur la péloche d’origine, mainte fois mutilée sur les tables de montage, cette édition propose la mythique version zone 1, enfin sous-titrée en français, ainsi que la plupart de ses suppléments, complétés de bonus inédits, comme un documentaire exclusif de Xavier Colon, qui propose une réflexion approfondie sur l’œuvre de Watkins et un livret collector de 16 pages, rédigé par Guillaume Richard, qui évoque la genèse du film, l’histoire de Roger Watkins et de son parcours singulier.

CONCLUSION

Que vous fassiez partie, ou non, des lecteurs de Mad Movie, qui proposait le DVD du film avec son magazine au mois de janvier, cette Edition Prestige Neo Publishing est une pièce désormais indispensable à la DVD thèque de tout amateur de film d’horreur. Surtout au prix de 14,90€.
En tout cas, moi qui n’ai que le DVD test accompagnés du dossier de presse, elle est en tête de liste de mes prochains achats.

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LAST HOUSE ON DEAD END STREET


ÉDITION PRESTIGE

Titre original : Last House on Dead End Street (1973)
Durée : 1h28
Production : Américaine
Sorties en salles : Mai 1977 (USA)
Réalisation : Roger Watkins
Scénario : Roger Watkins
Photographie : Ken Fisher
Direction artistique : Olivia Carnegie
Décors : Gabor Lazlos
Montage : Roger Watkins
Effets Spéciaux : Kevin Heatley
Producteur : Roger Watkins
Production : Production Concepts Ltd., Today Productions Inc.

Edition Prestige DVD
Zone 2, Pal, DVD9, Couleurs
Références : Asin - B001S3QV5G
Parution (France) : 7 janvier 2009
Presse sortie DVD : Miam Com (Paris)
Édition : Neo Publishing
Distribution : [Zylo-http://www.zylo.net]

LE FILM
Image : 1.33 (16/9 compatible 4/3)
Son : Anglais mono
Sous-titres : Français
Chapitres : 12 (menu dédié)
Prix Public Conseillé : 14,99€

BONUS
- Ood Pictures Starring Frank Henenlotter (23 min.) : documentaire exclusif réalisé par Xavier Colon avec la participation de Frank Henenlotter, Romain Le Vern et Frédéric Thibaut
- The Fun House : scènes alternatives (4min.07)
- Chute de montage (18min.20)
- Bande-annonce (21sec.)
- 4 courts-métrages de Roger Watkins avec commentaire (58min.05) : “Requiem”, “Masque of the Red Death”, “Ron Rico” & “Black Snow”
- Commentaire audio du film par Roger Watkins et Chas Balun (éditeur du magazine Deep Red)
- Interview Radiode Roger Watkins et Ken Fisher (54min.40)
- Entretiens téléphoniques avec Roger Watkins (77min.23)
- Livret Collector : 16 pages d’infos rares compilées par Guillaume Richard (Trash Times)

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© Neo Publishing (2009)



Bruno Paul
17 mars 2009






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