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Daredevil (T15) Le Diable en cavale & Le Scoop
Ed Brubaker, Michael Lark & Stefano Gaudiano, Alex Maleev
Panini comics

Pour ceux qui ne connaissent pas la situation, Fabrice a fait un excellent travail sur le héros sans peur dans Daredevil : de Bendis à Brubaker.
Murdock est en cavale en Europe et cherche à faire payer la mort de son meilleur ami, Foggy Nelson. Cela donne l’occasion à Brubaker de nous offrir une sympathique balade à travers l’Europe durant laquelle Daredevil va avoir son comptant de combats et de surprises, plutôt mauvaises dans l’ensemble.



Je n’ai jamais été un grand fan de Daredevil parce que je le trouvais trop « normal » dans cet univers si hétéroclite. Mais, avec le temps, mon regard sur les comics a changé et je dois dire que c’est en fait le point fort de cette série.

Brubaker nous offre, en guise d’introduction, une révélation plus ou moins attendue, qui nous montre bien que les apparences sont décidément très souvent trompeuses.
Débute ensuite la saga du « Diable en cavale » en elle-même.

Très intelligent avec une fin digne des meilleurs polars, Brubaker nous y offre un récit haletant où notre héros se fait gentiment balader. A la poursuite d’un ancien adversaire, qui a kidnappé une jeune femme lui rappelant son amour perdu, Daredevil voyage incognito de Barcelone à Paris.
En tant que lecteur, on se doute bien qu’il y a anguille sous roche mais le suspense est tout de même bien présent. Alors qu’il est lui-même en quête de vengeance, c’en est une autre qui va lui permettre de prendre un nouveau départ. Cela lui laissera cependant un arrière-goût amer puisqu’il lui faudra transiger avec sa conscience d’avocat et de justicier pour accepter ce coup du sort ou de bonne fortune, c’est selon. Et c’est sur ce point que je trouve cette saga intéressante. Brubaker nous expose encore une fois la part profondément humaine de Murdock, aussi bien sombre qu’héroïque. Il se laisse ainsi complètement aveugler par ses sentiments, se fait littéralement mener par le bout du nez, avant de comprendre ce qu’il en est réellement. Et là, c’est la colère qui prend le dessus, une colère froide et calculatrice, dont il joue avec une certaine délectation, tout ce qu’il y a de plus compréhensible.

Gaudiano a un style assez particulier, plutôt « old school ». Certes, très fouillé et extrêmement détaillé dans les décors, mais je trouve les dessins moins soignés dans le design des personnages ou des mouvements. Cela reste toutefois tout à fait correct et lisible avec un découpage simple et efficace où la précision qu’il a apporté aux détails urbains est assez époustouflante. La colorisation correspond bien à ce que l’on peut attendre d’une histoire aussi sombre, avec très peu de couleurs vives ou tout simplement chaleureuses, même en pleine journée. C’est à ce genre de détails que l’on voit que Daredevil est loin, très loin du ton habituel des super-héros Marvel.
Malheureusement, seul le premier épisode est dessiné par Lark, dont le style colle bien mieux à l’ambiance et me semble plus approprié.

Ce volume apporte une conclusion logique à cette formidable saga débutée dans « Le Scoop » il y a environ 5 ans. Je ne peux que le conseiller à tous les fans de Daredevil qui, de toutes façons, l’auront déjà acheté. Quant à ceux qui se demandent si ça vaut le coup, ils ne seront pas déçus par cette aventure humaine au final assez dramatique.

OSJ \(^__^)/


« Le Scoop », c’est l’idée lumineuse de Brian Michael Bendis quand il pose sa patte sur la série régulière “Daredevil”. Un long cycle s’ouvre qu’il va mener avec l’artiste d’origine bulgare, Alex Maleev.
Arrivé en 1994 aux États-Unis, on retrouve le dessinateur sur “The Crow”, puis “Superman” et “Batman”. Sa première collaboration avec Bendis se fait sur l’excellente série “Sam & Twitch” (Image), la seconde va donner un nouvel élan à Daredevil et offrir aux deux hommes un Eisner Award de la meilleure série régulière en 2003.
Les 12 premiers épisodes de cette saga sont réédités dans une formule intégrale Marvel Deluxe. Matt Murdock y est confronté aux nombreuses questions que procurent sa double identité alors que Daredevil voit ce secret, qu’il gardait si jalousement, offert aux journaux et aux titres à sensation par un nouveau venu dans le milieu du crime.
Sombre à souhait, ce premier tome de “Daredevil, l’homme sans peur” se découpe en deux parties : “Underboss” (épisodes 26 à 31) et “Le Scoop” (épisodes 32 à 37). Un très bel album présenté sous jaquette chaudement recommandé.

Fabrice Leduc


Daredevil (T15) Le diable en cavale
- Genre : comics
- Nationalité : américaine
- Auteur : Ed Brubaker
- Dessinateur : Michael Lark, Stefano Gaudiano
- Éditeur : Marvel France
- Collection : 100% Marvel
- Date de parution : 23 octobre 2008
- Format : broché
- Pagination : 180 pages couleur
- ISBN : 2809404011
- Prix : 12,00 €


Daredevil - L’homme sans peur (T1) Le Scoop
- Auteur : Brian Michael Bendisr
- Dessinateur : Alex Maleev
- Éditeur : Marvel France
- Collection : Marvel Deluxe
- Date de parution : 27 novembre 2008
- Pagination : 280 pages couleur
- ISBN : 978-2-8094-0535-4
- Prix : 28 €


Illustrations © Marvel, Panini Comics, Gaudiano (2008)



Fabrice Leduc
OSJ \(^__^)/
21 décembre 2008




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Daredevil (T15) Le diable en cavale



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Une aventure qui prend place...



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... en Europe.



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Un superbe Marvel Deluxe...



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