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Prophétie des Andes (La)
M6 Vidéo édition - Warner Bros Distribution
Édition Simple DVD : 29 octobre 2008

Inspiré par le roman de James Redfield vendu à plus de 20 millions d’exemplaires dans le monde (à ce qu’on nous en dit), cette oeuvre est basée sur la volonté de convaincre l’homme que la vraie spiritualité l’aidera à évoluer dans le bon sens.

Ouaip, si l’édition DVD est très correcte, le film est très gnan-gnan, limite publicité à peine déguisée pour une nouvelle secte New Age et rate donc sa cible.

On était en droit d’attendre un film inspiré, on a un pensum.



LE SUJET

Un mystérieux manuscrit a été découvert au Pérou, il y a plus de six cents ans. Il décrivait déjà notre monde tout en livrant des solutions pour que l’homme évolue d’une manière plus juste et spirituelle.
Sacré mystère qui entraîne John, tout juste viré de son poste d’enseignant pour cause de réductions des crédits, à partir rencontrer le prêtre qui déclare avoir re découvert le texte original.

À peine arrivé au Pérou, John est poursuivi par l’armée, la police, secouru par un mystérieux et sympa Will alors que le prêtre qu’il devait rencontrer est tout bonnement assassiné.

CE QU’ON EN A PENSÉ


Dit comme ça, on a l’impression de partir pour une bonne séance d’aventures fantastiques teintées d’une forte dose de mythes chrétiens que l’église chercherait à cacher alors que les puissants de ce monde (bien entendu au parfum depuis des lustres) font tout pour empêcher l’inéluctable...
Why not, se dit-on. Le Pérou, c’est beau, terre de légendes et il y a là-dedans de quoi s’amuser un brin.
Oui, mais. On n’avait pas tout compris. Le film scénarisé par l’auteur du roman, est aussi une entreprise de conversion crypto religieuse destinée à nous (pauvres humains que nous sommes) convaincre de SA vérité.
Et l’entreprise de lavage de cerveau, certes très gentille et indolore, commence.

Premiers conseils à James Redfield (le bienheureux qui a réussi son coup et aurait vendu 20 millions d’exemplaires de son pensum), la prochaine fois : se limiter à l’écriture de ses romans et confier le scénario à un pro d’Hollywood.
Le mec y rajoutera sans doute un peu d’action malsaine, deux ou trois scènes un peu sexe, mais franchement, on ne s’endormira pas ! Parce que là, bonjour le somnifère !
Inodore, incolore, sans saveurs particulières (un comble pour une œuvre sensée exalter nos sens), bien gnan-gnan (des gentils ultra beaux, des méchants qui font même pas peur) et pas emballant une seconde.
L’objet nous convainc en vingt minutes chrono qu’on a plein de trucs super biens dans sa DVDthèque.
Certes les paysages sont beaux, la musique accrocheuse (dans le style romantica-larmoyante) mais honnêtement, ses ingrédients ne suffisent pas à nous pimenter l’existence surtout quand c’est pour voir deux illuminés en extase devant une fleur et son aura d’énergie.
Tiens, moi je me taperais bien une entrecote très saignante tout en regardant un slasher bien trash, est la première pensée qui m’agita les neurones en ces funestes instants videophiliques...

Le film rate donc totalement sa cible et l’on comprend que les distributeurs l’aient ignoré (sortie aux USA en 2006, direct to video par chez nous aujourd’hui). On ne s’attardera pas non plus sur la grande vacuité du propos et la vanité du créateur de la chose, sans doute persuadé de nous apporter la grande Vérité que nous attendions tous.

L’ÉDITION DVD

Côté DVD, l’édition est plus que correcte (VO et VF en stéréo 2.0 et DD 5.1), sous titres, petit making of et interviewes du romancier, de l’équipe technique, de la production et d’une partie de la distribution. Images superbes, son carré également, mais tout cela est-il suffisant pour s’intéresser aux voyages du gentil John aux pays des merveilles New Age ?

Non, malheureusement. Et sur le fond, pas d’inquiétude, vous ne raterez rien d’important car ce qui est exprimé ici avec pas mal d’emphase a déjà été dit ou écrit par tous les grands philosophes depuis Platon et Aristote en passant par Saint Augustin et Pascal avec beaucoup plus d’inspiration.

CONCLUSION

Quant à votre serviteur, pauvre mécréant laïque et agnostique, admirateur de Nietzsche à ses heures perdues (façon de parler), vous imaginez bien que tout cela l’a motivé à fixer ses cactus en attendant la lumière !
Bref, même les fans de l’écrivain et de ses romans risquent bien de ne pas y retrouver leurs petits... Tout est dit, non ?

FICHE TECHNIQUE
- La prophétie des Andes (The Celestine Prophecy, 2006)
- Genre : Film fantastique New Age (USA)
- Durée : 1h39
- Réalisation : Armand Mastroianni
- Scénario : James Redfield, Barnet Bain & Dan Gordon
- Avec Matthew Settle (John), Sarah Wayne Callies (Marjorie), Thomas Kretschmann (Will), Jürgen Prochnow (Jensen), Annabeth Gish (Julia), Joaquim de Almeida (Père Sanchez), Hector Elizondo (Cardinal Sebastian),
- Producteurs : Barnet Bain, Beverly J. Camhe, Terry Collis, James Redfield

ÉDITION DVD
Son-langues : anglais & français en DD 5.1 et Stéréo 2.0
Sous-titres : français et option sans
Image : 1.85 - 16/9 compatible 4/3
Chapitres : 12 (vignettes videos du film)
Éditeur : M6 Vidéo
Distribution : Warner Bros
Presse : Miam Com
Prix de vente conseillé : 14,99€

BONUS
Proposés en version originale sous titrée (avec option sans sous-titre)
Making of (25’) : petit reportage sur le tournage et entretiens avec James Redfield, les comédiens, les producteurs et le réalisateur
Interviews (12’) : James Redfield, les comédiens, les producteurs et le réalisateur


Stéphane Pons
13 octobre 2008






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