YOZONE
Le cyberespace de l'imaginaire




Sweney Todd, Le Diabolique Barbier de Fleet Street
Édition Spéciale Double DVD
Warner Bros

Un double DVD à la démesure d’une oeuvre ambitieuse, mais totalement adaptée aux petits dadas de notre Tim Burton adoré.

Johnny Deep et Helena Bonham Carter (Mme Burton) en prime et au top de leur jeu, mais le reste du casting vaut le coup d’oeil aussi.



L’histoire

Un homme d’âge mur, à l’air fantômatique, débarque sur les docks de Londres en donnant l’impression de parfaitement savoir ce qu’il vient y faire.
On apprendra que dans sa jeunesse, poursuivi par un juge malfaisant, il a été emprisonné à tort, a perdu son épouse, sa fille et cherche par tous les moyens à se venger.

Mauvaises inspirations de ses persécuteurs, Sweeney Todd est un as du rasoir et la suite de l’histoire réserve de nombreux moments plutôt tranchants !

Le film

Nous ne reviendrons pas ici outre mesure sur un film dont nous avions déjà dit beaucoup de choses, bonnes et moins bonnes, via une critique ciné sincère lors de sa sortie.
Nous aimons beaucoup en Zone Yo le père Burton, mais il est vrai que l’on se demande souvent si sa montée en puissance ne s’est pas arrêtée après « Ed Wood », oeuvre ambitieuse, de très haut niveau et superbe film d’amoureux du cinéma à voir absolument.
Depuis, il faut bien le reconnaître, ce réalisateur alterne avec une régularité de métronome les belles réussites et les instants plus faciles (et contestables) comme s’il s’était un petit peu assis confortablement sur son talent, préservant l’essentiel de son brio mais sans risquer beaucoup.
Ambiances musicales claires, looks gothiques poussés, humeurs gore et sanglantes affirmées, distribution maison, « Sweeney Todd » joue avec les passions du maître sans jamais franchir les frontières qui sépare un beau film d’auteur d’une vision brutalement géniale du cinéma.
Certes on demande beaucoup à Tim Burton, mais c’est bien lui qui plaça la barre très haut et pas nous ! Bref, son « Sweeney Todd » est intéressant, agréable, maîtrisé, original, mais manque parfois de la petite étincelle qui vous assoit irrémédiablement sur votre fauteuil.
Excellents moments, performances d’acteurs impressionnantes et réalisation de haute volée quand même (ne coupons pas les gorges en huit non plus).

Les DVD


Le premier DVD est basique (et c’est normal). Le film est livré dans une très belle version respectant totalement la perfection factuelle de la copie originale avec des atmosphères très bien rendues (tout particulièrement sur les noirs). Son ample délivré en DD 5.1 pour la VO et la VF, mais qui a mon avis peine un peu dans les graves sur les deux versions (surtout la VF). Évidemment la VO est largement supérieure. La VF manque par instants de liaisons entre les parties parlées et chantées. Bonne chose cependant pour cette dernière, les chansons sont données dans leur version originale avec sous-titres. Le procédé rend donc globalement une ambiance sonore fidèle à la version originale sans trahir le propos avec des textes gnan-gnan en Français -qui plus est mal chantés (ce que l’on pouvait craindre à priori).
Petit bonus à l’interprétation de Johnny Deep, à la voix sensible et sensuelle. Helen Bonham Carter, plus douée sur ses bases, semblant paradoxalement moins à l’aise au finish. La partition est intéressante et captivante, mais manque quand même d’originalité sur le fond et surtout de magie dans son ensemble.
Présences de nombreuses possibilités de sous-titrages, toujours pratiques quand on a des amis tendance « Auberge Espagnole ».
À part l’animation de lancement, le menu est présenté basiquement, sans effets particuliers sinon celui d’être efficace et utilisable par tous.

Second DVD évidemment plus complet et intéressant pour les amateurs de bonus. Même principe pour les langues avec une dizaine de langues en sous-titres optionnels et la primauté donnée à la VO.
Pléthore de bonus donc, sur la base de making of et d’interviews diverses et variées qui ont l’avantage et les inconvénients du principe “tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil”.
Modules plus intéressants que d’autres et qui présentent la véritable histoire du meurtrier ayant inspiré le mythe (le croque-mitaine british), analyse centrée sur les décors, la musique, les effets spéciaux, une galerie de photos, le principe du Grand Guignol, les pistes de lectures sont nombreuses et variées.
Le tout représente quasiment deux heures de reportages originaux et ne se fiche jamais de la tête du téléspectateur.

Beau et bon boulot donc pour une comédie musicale aux accents gore évidents et aux thématiques “Grand Guignol” marquées d’une volonté picturale classique certaine.

Sweeney Todd, Le Diabolique Barbier de Fleet Street
- Production : DreamWorks
- Réalisateur : Tim Burton
- Compositeur : Stephen Sondheim (Musiques et paroles)
- Édition DVD : Warner Home Vidéo.
- Sortie DVD : 27 août 2008
- Versions : Simple, Double Collector et Blu-Ray
Prix : 20€ - 17€ - 25€ (prix constatés sur Amazon.fr)


DVD 1 : Le Film
DVD 9 - Zone 2- Pal
- Format image : 16.9
- Audio : Dolby Digital 5.1
- Langue : Anglais & Français
- Sous-titres : Français, Anglais, Néerlandais, Français (chansons) et sans ST
- Chapitre : 24
- Durée : 112 minutes

DVD 2 : Les Bonus
DVD 9 - Zone 2 - Pal
- Audio : Dolby Digital 5.1
- Langue : Anglais
- Sous-titres : Anglais, Français, Italien, Néerlandais, Suédois, Danois, Norvégien, Finlandais et option sans sous-titres.
- Burton + Carter + Carter = Todd (making of)
- La réelle histoire du Diabolique Barbier de Fleet Street (un peu d’histoire)
- La musique : Le Sweeney de Sondheim (la musique)
- Londres selon Sweeney (la vision artistique)
- Le Grand Guignol : une tradition théâtrale (l’histoire du genre)
- Les décors du Diabolique Barbier (les décors)
- Une Profession Sanglante (les effets spéciaux)
- Le Refrain du Rasoir (la chanson phare, clip à base de photos)
- Galerie de Photos
- Durée : 114 minutes environ



© Warner Bros & DreamWorks - Tous droits réservés



À lire aussi sur la Yozone : « Sweeney Todd, Le Diabolique Barbier de Fleet Street » (critique du film lors de sa sortie en salle).


Stéphane Pons
14 septembre 2008






JPEG - 17.6 ko
L’édition Simple DVD (Warner Home Vidéo)



JPEG - 15.1 ko



JPEG - 15.3 ko



JPEG - 7.6 ko



JPEG - 11.1 ko



WebAnalytics