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YOZONE
Le cyberespace de l'imaginaire




Eureka, saison 1
« J’ai trouvé » une bonne série américaine de SF


Mieux vaut tard que jamais, me direz-vous. La troisième saison va démarrer sur les écrans états-uniens à la fin juillet et la Yozone ne vous en a toujours pas parlé !
Et bien la Yozone avait tort, admet que c’est à la limite du scandale et vous présente ses excuses les plus plates. Parce qu’ Eureka est une série bien sympathique, avec de bons acteurs (mais ça c’est la règle Outre-Atlantique), de bons scénarios (pas que pour ados mal dans leur peau), des ambiances et des décors assez novateurs (on pense parfois à Pushing Daisies) et surtout de l’humour (ingrédient indispensable à toute série télé, même aux plus sombres comme Dexter).

Dans le pilote, Carter, un US marshal, flic fédéral à l’utilité contestée par les « vrais » feds (FBI, CIA, etc.) comme par les policiers locaux, transporte dans sa bagnole-panier à salade une ado à la langue bien pendue. Ils tombent en panne en pleine forêt, mais près d’une petite ville très bizarre. Nous sommes à Eureka, dont l’existence est gardée secrète par le gouvernement américain. C’est là que vivent et travaillent les plus grands cerveaux du monde, entre eux et loin des autres.
Le garagiste-pompier bricole dans son atelier une navette spatiale et il lui faudra quelques jours pour réparer la voiture de Carter. Celui-ci se retrouve coincé et va aider le shérif local. Parce qu’il se passe de drôles de choses à Eureka. Vu le nombre de savants géniaux et forcément distraits, il faut en permanence résoudre un problème résultant d’une bêtise ou d’un risque mal évalué.
L’ado rebelle n’est autre que Zoe Carter, la propre fille du marshal. Ce dernier, avec son bon sens de flic au QI moyen, va aider la petite ville avec son problème de fuites dans l’espace-temps.
Dès le deuxième épisode Carter est promu shérif d’Eureka, son vieux prédécesseur prenant sa retraite. Jusqu’à la fin des 12 épisodes de cette première saison il va résoudre les problèmes posés par l’un ou l’autre des génies locaux.

Outre sa fille Zoe (avec qui les relations sont celles d’une ado révoltée et d’un père qui a été trop absent et donc qui ne sait comment exercer son autorité), outre la maison qu’on lui a attribué, une Intelligence Artificielle nommée S.A.R.A.H (avec qui les relations sont particulièrement comiques parce que non dénuées d’émotion), Carter doit travailler avec Allison Blake.
Cette charmante brune pour qui il en pince est missionnée par le Ministère de la Défense pour maintenir l’ordre, comme lui, mais surtout dans le complexe militaro-industriel, Global Dynamics, où travaillent les petits génies. Ce complexe est dirigé par l’homme le plus puissant d’Eureka, Stark, un ex Prix Nobel devenu politico-administratif, avec collier de barbe noire et costard-cravate qui, bizarrement, remplace dès le deuxième épisode un blond fantasque à ce même poste. Il se trouve que Stark et Allison ont été mariés, sont séparés mais s’aiment toujours. Du coup Stark et Carter qui convoitent la même femme se détestent cordialement. Lequel des deux Allison choisira-t-elle ?
Il y a aussi l’adjointe du shérif, Jo Lupo, une latina belle et dure qui aime les armes et la guerre (qui en sait moins sur les hommes que Zoe) et qui va avoir du mal à accepter Carter.
Il y a surtout le garagiste cité plus haut, Henry, le plus brillant cerveau d’Eureka, un type ultra sympa qui sera précieux pour aider Carter à comprendre et à résoudre ce qui se passe.
Et il y a la rousse Beverly, la psy que tout le monde consulte, qui va jusqu’à payer de sa ravissante personne car elle fait aussi chambre d’hôtes pour hommes en mal d’amour.

Tous se retrouvent au Café Diem (gag sur Carpe diem) dont Vincent, le patron rondouillard, est comme tout le monde à Eureka, un génie, mais de la cuisine.
Et n’oublions pas Fargo, le jeune assistant de Stark, un geek pur jus qui fantasme sur Sarah Michelle « Buffy » Gellar, ni Taggart, un furieux armé qui chasse les chiens (entre autres).

Des trous dans le continuum spatio-temporel, des clones, des IA, des plantes transgéniques, etc., à chaque épisode surgit un nouveau problème, provoqué par les scientifiques, que résoud Carter avec son bon sens de flic ordinaire, aidé par Allison, par Henry ou par Zoé, ou Jo, et même des fois par Stark. La continuité est assurée par les relations compliquées entre tous ces personnages aux caractères bien trempés …et par le mystérieux artefact extra-terrestre confiné sous très haute sécurité au niveau 5 de Global Dynamics. Il y a aussi le comportement douteux de Beverly qui est en rapport avec une entité hostile à Eureka, le « Consortium ».

Bien enlevée, prenante, distrayante et comique, Eureka est une série de SF qui procure des heures de délassement plutôt intelligent, tout en faisant faire de la gymnastique à vos zygomatiques. Que demande le peuple ? Merci Sci-Fi ! Inutile de préciser que la V.O. est indispensable.

En Yozone, rapport sur la saison 2.

Série créée par : Andrew Cosby et Jaime Paglia en 2006
Écrite par : Andrew Cosby, Jaime Paglia et d’autres
Réalisée par : Michael Lange, Mike Rohl et d’autres

Avec : Colin Ferguson : Marshal Jack Carter, shérif d’Eureka ; Salli Richardson-Whitfield : Agent Allison Blake du Ministère de la Défense ; Joe Morton : Henry, savant, garagiste et pompier ; Jordan Hinson : Zoe, ado rebelle et fille de shérif ; Debrah Farentino : Beverly, psy et hôtesse ; Ed Quinn : Nathan Stark, patron ; Erica Cerra : Jo Lupo, adjointe du shérif ; Neil Grayston : Fargo, geek génial ; Matt Frewer : Jim Taggart, dingue armé.

Épisodes (saison 1, 2006) :

1 01 - Pilot (Rencontre d’un nouveau type)
1 02 - Many Happy Returns (Une femme peut en cacher une autre)
1 03 - Before I Forget (Mémoires Volées)
1 04 - Alienated (Paranoïa)
1 05 - Invincible (Invincible)
1 06 - Dr. Nobel (Danger imminent)
1 07 - Blink (Condamnés à réussir)
1 08 - Right as Raynes (Intelligence artificielle)
1 09 - Primal (Test grandeur nature)
1 10 - Purple Haze (Tombé sur la tête)
1 11 - H.O.U.S.E. Rules (Mlle Sarah et M. Brad)
1 12 - Once In a Lifetime (L’odyssée d’Eureka)


Hervé Thiellement
13 juin 2008



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Beverly



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Zoe



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Shérif Jack Carter



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Beverly, Carter, Allison, Stark, Henry et Zoe



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Carter, Allison et Stark



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