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Jericho, saison 2 et dernière
De la post-apo métaphorique mais simplette


Au risque (calculé et assumé) de me rendre antipathique, j’avoue ne pas être attristé par la fin de cette série. Après une énorme pression des fanatiques, elle a survécu pendant 7 épisodes d’une deuxième saison, mais les scores d’audimat (qui conditionnent la publicité donc l’épaisseur du portefeuille de CBS qui diffuse) ne se sont toujours pas envolés, alors le couperet est tombé.

À la fin de la première saison les habitants de Jericho étaient en passe d’être vaincus par les méchants de New Bern, la ville voisine. Mais la nouvelle cavalerie des tuniques bleues du futur (les hélicos des soldats des Etats Alliés d’Amérique) débarquait pour mettre de l’ordre et sauver nos héros.
Avec l’armée qui gère maintenant la ville, sous les ordres d’un major Beck droit dans ses bottes mais presque sympa, débarque aussi la compagnie Jennings & Rall, mandatée par ce gouvernement pour s’occuper de tout (approvisionnement, immobilier, etc.). Le chef de J&R à Jericho n’est autre que l’horrible mercenaire Goetz de Ravenwood, qui fait la police, le ménage et l’intimidation. Mais c’est aussi un voleur qui se sucre sur le dos de sa compagnie. Et ça, il ne l’emportera pas en enfer.

Hawkins obtient les preuves définitives que le gouvernement de Cheyenne n’est autre que la compagnie J&R et que ce sont ces gens-là qui ont fait sauter les grandes villes américaines pour prendre le pouvoir. Grâce à la bombinette qu’ils finiront par livrer dans de bonnes mains (le gouvernement en place au Texas) Hawkins et Jake déclencheront la guerre civile en Amérique du Nord, entre les Etats Alliés de Cheyenne et tous les autres. Ce qui constitue une happy end. Mais si, mais si.

Dans cette deuxième saison, les personnages sont tout d’une pièce, très gentils ou très méchants. Sauf le major Beck qui fait le méchant mais, on s’en doute depuis le début, finira par rejoindre la bonne cause.
Il y a des morts, que des méchants sauf une gentille, et des blessés, surtout des gentils.

La métaphore sur le 11 septembre, avec ce complot ourdi par le grand capital et sa marionnette le gouvernement, au prix de millions de morts, ne fait pas dans la subtilité. Les accents larmoyants sur les bons sentiments, la liberté chérie et tout ce qui va avec sont involontairement comiques à force d’être excessifs.
Après une première saison adulée des aficionados (dont le collègue Maître Sinh), cette série, sans grande originalité dans la forme comme dans le fond, se termine en queue de poisson.

Pour une opinion diamètralement opposée, le fansite français


Hervé Thiellement
30 mars 2008



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Robert Hawkins (Lennie James), l’autre héros, plus sombre.



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Le drapeau du gouvernement de Cheyenne (des vilains)



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Jake Green (Skeet Ulrich) le héros



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