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Superman sur l’écran cathodique
1941 à 200+
De Superman à Smallville


1. « The adventures of Superman »

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Le comic date de 1938 et déjà, en 1940, Superman a son émission de radio. Entre 1941 et 1951, 15 chapitres d’une série d’histoires courtes sont diffusés dans les cinémas.

En 1953, le comédien George Reeves a repris son rôle dans une série à petit budget (comme souvent à l’époque). Si petit budget que pour éviter les raccords entre les différentes scènes, les comédiens conservent les mêmes vêtements tout au long des tournages.

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Superman se cogne contre des murs, il y a quelques explosions et il vole accroché à des bretelles invisibles. Finalement, la séquence où le superhéros vole est toujours la même, qui sert et ressert au point que lorsqu’on souhaite que Superman vole dans l’autre sens, on tourne la bande sans remarquer que son « S » n’est plus écrit correctement !

Côté intrigue, Superman conserve son mystère et personne ne fait la liaison Clark Kent/Superman.

Au total, 2 x 26 épisodes pour chacune des deux premières saisons et 2 x 13 pour les saisons 3 et 4, en noir et blanc, colorisés en 1954 dont la fin frôle un peu le grotesque.

2. « Adventures of Superpup »

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Alors que Superman rapporte pas mal d’argent et inspire la plupart des scénaristes, cette série est un OVNI dans l’univers kryptonien. Un vrai nanar !

D’accord, la mort mystérieuse (Bo du film à venir)du seul et unique acteur ayant incarné Clark Kent à l’écran (George Reeves) a jeté un sacré pavé dans la mare mais de là à commettre ce... truc !

Le producteur Whitney Ellsworth pensait avoir trouvé l’idée qui renouvellerait la franchise et surtout permettrait d’oublier George Reeves.

Un « pilot » est tourné en 1958. Le monde imaginaire de Superman est peuplé de nains déguisés en chiens (oui, vous avez bien lu). Le coup du comédien habillé en chien et déguisé en Superman, ça n’a séduit que les plus jeunes alors que plusieurs gags étaient, eux, du domaine des adultes.

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Même les noms d’origine ont été changés : Bark Kent (« to bark » en anglais signifie aboyer) travaille pour le Daily-Bugle (Clairon quotidien) avec un chef Perry Bite (« to bite » : mordre). Un méchant s’appelle Sheepdip (ou diplômé en mouton) et Loïs Lane devient Pamela Poodle (Pamela Caniche).

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Petit budget, mal ficelé, trop tôt par rapport à la mort du mytique Reeves... Bref, cet opus loupé ne se trouve qu’en vidéo de collection, sur les étals des dealers de Conventions et encore ... puisqu’aucune chaîne ne l’a diffusé.

Mais tout cela n’a pas empêché Whitney Ellsworth de repenser à Superman et de produire « Superboy » quelques années plus tard.

3.« The adventures of Superboy » (première série)

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En 1961 donc, Whitney Ellsworth -accesoirement éditeur des comics de Superman via sa maison d’édition National Periodical Publications qui deviendra DC Comics- reprend le taureau par les cornes et tente une nouvelle aventure télé.

Déjà auteur de plusieurs histoires de Superman pour les BD, il s’attaque à un pilote de 30 min sur la vie d’ado de Clark Kent et l’appelle « Superboy ».

Formellement, on y trouve toutes les valeurs et les thèmes des comics sans changer grand-chose au cadre. Par ailleurs le scénario ressemble très fort à celui d’un comic Superboy n°88 paru en avril 1961 sous le nom de « The saddest boy of Smallville ».

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Les fans savent qu’on peut se procurer la vidéo (incluant le pilote de Superpup) de cette énième tentative dans les magasins spécialisés mais jamais les 13 autres scénarios écrits et peaufinés n’ont eu l’honneur du premier tour de caméra.

Les mégafans qui l’ignorent encore peuvent même trouver un livre qui reprend les 13 scénarios « perdus » de Superboy ainsi que ceux des deux pilotes inédits de Ellsworth, « Superboy » et « Superpup ».

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4. « Superboy »/« The adventures of Superboy »

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Encore une série sur les jeunes années du Kryptonien. 4 saisons verront deux acteurs dans le rôle titre (John Newton de 1988 à 1989 et Gerard Christopher de 1989 à 1992). À la production Ilya et Alexander Salkind, les mêmes que pour les 3 premiers films sur le superhéros et le film sur Supergirl de 1984.

Surprise, pour les nostalgiques des films musicaux des années 50/60, George Chakiris (découvert dans « West Side Story ») y joue un rôle.

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Clark Kent arrive à l’Université Shuster, à Siegelville, Floride, clins d’œil aux noms des créateurs originaux de Superman, Joe Shuster et Jerry Siegel.

Une première saison initialement limitée à 13 épisodes dont les effets spéciaux sont fait à l’économie puis une extraproduction de 13 autres épisodes, mieux ficelés avec un plus gros budget.

Un petit flottemment dans la saison 2, lors du changement des comédiens des deux rôles majeurs, Clark Kent et Lex Luthor, départ motivé pour John Newtonpar : une dispute portant sur son contrat. Lex Luthor subit une chirurgie plastique qui permet d’introduire en douceur son nouveau visage mais aucune explication pour Superman. Cette saison voit l’arrivée de vrais méchants comme Mr Mxyzptlk (venu de la cinquième dimension) et même des aliens, des sorcières et des vampires ! En fait, les fans ont apprécié ces modifications...

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Pour faciliter les choses, la série change de nom au début de la saison 3 et devient « The Adventures of Superboy » et le départ, diplôme en poche, du héros pour un « bureau des affaires extraordinaires » ouvre le scénario à de nouveaux horizons.

La saison 4 voit son 100ème épisode finir sur un cliffhanger afin de développer une suite de téléfilms qui n’ont jamais vu le jour pour une sombre histoire de droit sur le personnage.

Au début de 2006, on a annoncé, pour fin juin, la sortie en DVD (aux USA) de la saison 1.

5. « Loïs et Clark : les nouvelles aventures de Superman »

Une fiche complète et commentée est déjà disponible ici.

Que dire de neuf ? Des potins ? Ok, je cède...

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Pour la première fois, la double identité de Superman/Clark Kent est dévoilée et sert même la trame narrative puisque c’est sous cette identité double révélée que le couple évolue dans les saisons 3 et 4.

Si Michael Landes a perdu le rôle de Jimmy, c’est dû à sa forte ressemblance avec Dean Caine. Les producteurs craignaient que les spectateurs n’en fassent des frères.

Dans le costume du Superclark, on a failli voir Kevin Sorbo (Hercule). Gerard Christopher avait été choisi en premier par les producteurs mais apprenant que celui-ci avait déjà joué Superman, ils ont voulu éviter toute confusion et ont engagé Dean Cain.

Phyllis Coates, qui joue le temps d’un épisode Ellen Lane, la mère de Loïs, incarna Loïs Lane dans la série de 1952.

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Quelques similitudes de voix peuvent être surprenantes :

- Dean Caine (Clark Kent), Jim Carrey et Doug Savant (Tom Scavo dans Desperate Housewives) ont le même comédien de doublage, Emmanuel Curtil.
- Loïs Lane et Buffy ne sont qu’une voix française avec Claire Guyot.
- Monk et Lex Luthor aussi (Michel Papineschi)
- comme Cat et Michele Pfeiffer (Emmanuelle Bondeville)

Teri Hatcher a écrit un épisode et Dean Caine, deux.

De nombreuses guest-stars sont venues faire un coucou : Gary Dourdan (Les Experts), Denise Richards, Rachel Welch, Tony Curtis, Renée Taylor (Nounou d’enfer), Jon Tenney (ex-mari de Teri Hatcher)...

6. « Smallville »

Une fiche complète et commentée est déjà disponible ici.

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C’est la plus longue série sur le héros de DC Comics. Déjà 5 saisons tournées et une sixième en attente de confirmation mais sans grand risque d’annulation.

En plus, comme elle nous est contemporaine, elle est la plus connue.

Encore des clins d’œil aux autres références images : Martha Kent, la mère adoptive de Clark, Annette O’Toole,interprétait Lana Lang au côté de Christopher Reeve dans « Superman III ». Christopher Reeve, himself, reprend le rôle d’un scientifique en fauteuil roulant qui n’est pas sans évoquer un génial astro-physicien d’aujourd’hui !

Ici, Clark Kent se trouve au centre d’un triangle amoureux entre Chloé, Lana et Loïs. Illustration de l’âge adulte, il devra faire des choix !

A part cela, je vais aborder deux nouveaux axes de la série : les kryptonites et les superpouvoirs.

* Les 6 types de kryptonites

Ce sont des roches venues de la planète d’origine de Superman. Seules trois sont toxiques pour Clark : les rouge, verte et dorée.

- La verte est la plus dangereuse : elle affaiblit le héros et, après une exposition trop longue, peut le tuer

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- La rouge le change temporairement en un être rebelle et démoniaque. Dès qu’il quitte la sphère d’influence de la roche, il redevient le sage Clark.

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- La noire (ou argentée) arrive dans la saison 4. C’est une toute nouvelle variété, jamais exploitée dans aucune déclinaison du comic book. Exposé, notre héros souffre d’ubiquité et devient à la fois le bon Clark et le mauvais Kal-El
- La dorée : produite par une exposition nucléaire de la kryptonite rouge ou verte. Mis en contact, Clark perdrait tous ses superpouvoirs.
- La bleue est uniquement toxique pour les créatures Bizarro
- La blanche est nocive pour la flore.

* Les superpouvoirs vus dans « Smallville »

En général, on peut affirmer que les superpouvoirs sont des forces issues du soleil et du système solaire. Le Kryptonien, Clark Kent, réagit tel une batterie en emmagasinant les forces qui doivent, d’une manière ou d’une autre, sortir. Seules les kryptonites soit empêchent l’energie de s’accumuler soit vident le héros de celle-ci.

- La superforce : à ne pas confondre avec l’invulnérabilité. Mais tout au long de l’histoire les confusions sont multiples parce que toutes deux ont intimement liées. C’est le pouvoir initial du jeune Superman, déjà présent dans le tout premier épisode : il aide les Kent à le sortir de son engin spatial. En résumé, Clark peut porter 30 fois son propre poids. Il peut aussi dévier le métal, sans être blessé, se heuter à une voiture à pleine vitesse et survivre.
- L’invulnérabilité : peut-être est-ce là le pouvoir qui génère les autres ? Cette peau si solide qui lui évite toute blessure, le pousse à prendre des risques. L’autre partie de son invulnérabilité est située dans son aura bioelectrique naturelle qui étend une protection jusqu’à ce qu’il porte et donc, pour le futur, son célèbre costume. Mais Clark Kent connaît la douleur physique : donc on en concluera que son aptitude à résister à la douleur n’est pas permamente mais se déclenche quand un certain seuil est soit atteint soit en risque potentiel. Son invulnérabilité est aussi mentale. Mais pour en connaître le seuil, il nous faudrait un cross over entre X-men et Smallville !
- La supercourse : c’est en fait le résultat des deux pouvoirs précédents. Sa force lui permet de courir plus vite et plus longtemps. Son invulnérabilité lui évite d’être écrasé par la résistance de l’air et la pression de ses accélérations et son aura bioélectrique défie la gravité.
- La vue rayons X : ses yeux voient dans un spectre de lumière plus large incluant les rayons X . Seul le plomb n’est pas traversé par son regard. Sa vue est aussi téléscopique, microscopique et infra-rouge.
- La vue rayons laser : liée aussi à la vision rayons X. Il s’agit d’une autre partie du spectre de la lumière, les rayons Gamma. Ces rayons sont utilisés dans la fusion et la fission nucléaires comme source d’énergie. Dans l’épisode 2 de la saison 2, on apprend que les hormones jouent un rôle non négligeable dans le stockage de cette énergie probablement solaire.
- L’ouïe hyper-sensible : ce n’est pas une simple séquelle de sa période de cécité. Il a d’authentiques capacités à entendre des fréquences plus hautes ou plus basses que les humains. Il a appris à réguler son don pour isoler le son qu’il souhaite amplifier même dans un brouhaha.

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- Le vol : dernier pouvoir à se révéler dans Smallville. Il est une résultante de son aura bioélectrique. Comme déjà évoqué, c’est ainsi qu’il échappe à la gravité terrestre. Mais le contrôle de son aura est particulièrement mieux maîtrisé par Kal-El, le côté dur et insensible de Clark. C’est probablement la raison qui fait que Kal-El vole avec aisance et Clark, plus sensible aux sentiments de par son imprégnation humaine, craint ce pouvoir qu’il domine mal et consciemment ou inconsciemment s’ôte le droit de manipuler cette aptitude au contôle de l’aura.

Ainsi finit cette partie du dossier sur les séries avec comédiens.
La suite, sur les séries animées est ici.


Véronique
7 juillet 2006






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