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Infinity 8 (T5) Le jour de l’Apocalypse
Lewis Trondheim, David Mourier et Lorenzo de Felici
Rue de Sèvres

Pour ce tome 5 d’“Infinity 8”, “Le Jour de l’Apocalypse”, signé Davy Mourier et Lorenzo De Felici, joue du fantastique et de la thématique zombie. On ne peut éviter une telle thématique quand on passe son temps à explorer des mausolées, des nécropoles et des artefacts inconnus, mais toujours fort morbides.
Ann Ninurta, jeune mère célibataire, a deux choses auxquelles elle tient plus que tout dans sa vie : son boulot et, prunelle de ses yeux, sa petite fille Syb. Son ex, Simon, peut aller pourrir dans les fièvres de l’espace.



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Convoquée par le Capitaine, draguée par le lieutenant Reffo - nouveau râteau -, elle verra ce vœu se réaliser, au-delà de ses espérances, puisque c’est à une terrifiante attaque de zombies qu’elle devra faire face lors de sa sortie de la nécropole, devenue un repaire inépuisable de morts vivants, à la morsure virale radicale, puisque le virus fait effet au bout de... 8 minutes. Simon y passera - un petit moment de félicité pour Ann - car malheureusement, la mort grouillante s’est invitée à bord de l’Yss Infinity. Et ne manque pas de planter ses dents pourries et avides de chair fraîche dans l’épaule de notre agente... Si le Capitaine arrive à faire ralentir le processus d’infection, Ann n’a plus que quelques heures pour achever sa mission, espérer ne pas finir en bouillie gluante et nauséabonde et, surtout, récupérer sa petite fille dans une garderie devenue celle... de petits zombies.

La boucle temporelle s’achèvera-t-elle à temps pour sauver Ann Ninurta, solide et rigide agente, qui va devoir bien se lâcher - une proposition de Reffo - pour aller au bout de cette aventure dans un état pas trop liquide... Épaulée par Casey Brooks, un militaire dragué au début de l’album (oui, on drague beaucoup dans “Infinity 8”), et par son incroyable équipe de mercenaires extraterrestres - une escouade de comiques, selon Ann, car c’est surtout leur humour qui est improbable -, elle va toucher du doigt, du moins avec ce qu’il en reste, les raisons de ce bouchon galactique qui obstrue - et empeste pour ce tome 5 - la route de l’espace.

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En fan du dessin de Lorenzo De Felici, je dois dire que voilà mon album préféré d’“Infinity 8”. Il est sur un thème absolument réjouissant qui autorise toutes les folies macabres les plus délirantes. Et si, au rendez-vous de l’humour, la série ne me convainc pas toujours, là, je me suis absolument régalé, avec un personnage principal qui ne fait pas dans la demi-mesure et trouve des solutions rapides, expéditives, définitives à tout adversité, d’autant plus vite que son état physique se dégrade. Et les passages avec l’équipe de Casey Brooks sont franchement hilarants.

Après tout, puisque cette boucle temporelle s’achève au bout de 8 heures, Davy Mourier a choisi de la jouer façon décapante, sans aucune retenue, avec un De Felici inspiré, absolument réjouissant.

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Le petit dossier final vous apprendra qu’il a créé le bouclier d’Ann, devenu tout au long de la série ce megaboard qui sert autant de surf, d’arme de tir, que d’objet de défense. Inspiré, je vous dis, dans son dessin, ses couleurs d’une formidable variété, et cette implication certaine dans l’aventure “Infinity 8” qui se ressent tout au long d’un album trashy, qui revendique d’utiliser et de tordre les codes du genre zombie.

Montez à bord, “Le Jour de l’Apocalypse” vous offre une croisière spatiale aussi mordante que jubilatoire.


(T5) Le jour de l’Apocalypse
- Série : Infinity 8
- Scénario : Lewis Trondheim et David Mourier
- Dessin et couleurs : Lorenzo de Felici
- Éditeur : Rue de Sèvres
- Pagination : 96 pages couleurs
- Format : 20 x 29 cm
- Dépôt légal : 13 septembre 2017
- Numéro ISBN : 9782369812661
- Prix public : 17 €


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Illustrations © Lorenzo de Felici et Éditions Rue de Sèvres (2017)


Fabrice Leduc
10 novembre 2017






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