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El Nakom (T1)
Jeronaton
Éditions du Long Bec

Suite à un naufrage en 1511, le Castillan Gonzalo Guerrero et les autres rescapés se croient sauvés en touchant terre, mais ils croisent une tribu qui les capture à fin de sacrifices. Guerrero parvient à s’échapper et, lors de sa fuite, il rencontre un indigène. Alors que celui-ci tombe à terre, blessé, plutôt que de l’achever, Guerrero le soigne, ce qui lui vaudra d’être recueilli par la tribu de celui qui deviendra son ami.
Ce dernier lui enseigne la langue maya, afin qu’il puisse s’intégrer à la communauté, mais puisse aussi répondre aux inquiétudes du chef sur ces étrangers à la peau claire.
Sollicité dans le cadre d’une guerre tribale, Guerrero va leur apporter ses connaissances militaires et devenir le premier nakom blanc de la nation maya.



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Aussi incroyable qu’elle paraisse, cette histoire est tirée de faits réels. Le Castillan, Gonzalo Guerrero, a gagné la confiance des Mayas. Il a été accepté comme l’un d’entre eux en devenant chef de guerre (El Nakom) d’une tribu et en se mariant avec la fille du chef. Cette nouvelle vie se traduit par une transformation physique qui fait de lui un Maya, même s’il ne peut se résoudre à certaines coutumes locales.
Il voit d’un autre œil ses anciens compatriotes et leur mission sur ces nouveaux territoires découverts une vingtaine d’années plus tôt. L’avenir l’effraie, car il se doute qu’un jour, il devra les affronter à la tête de son peuple d’adoption.

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Ce premier volet montre l’évolution de Guerrero, comment il embrasse un nouveau peuple, se transformant au contact de ceux décrits comme des sauvages. La fin donne l’orientation de la suite et fin de ce diptyque : les Espagnols arrivent, mettant en péril le foyer d’adoption de Guerrero, le nakom qui se dressera à la tête de ses troupes face à l’envahisseur pour défendre les siens.
Après une campagne de financement participatif qui n’a pu se concrétiser malgré le dynamisme de Jeronaton, ce sont les Éditions du Long Bec, basées à Strasbourg, qui permettent aux lecteurs de lire “El Nakom”, une grande, belle et sûrement tragique histoire qui n’en est rendue que plus bouleversante et poignante du fait de sa véracité.

Le dessin de Jeronaton fait merveille dans ce registre. La couleur directe magnifie les cases et il s’en dégage souvent une impression de relief bluffante.
Les costumes, les personnages, les constructions... attirent l’œil et vont de pair avec la majesté des lieux et des personnages. Les planches se prêtent à la contemplation, tellement elles sont riches en détails.

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“El Nakom” séduit par son histoire tirée de faits réels et par le dessin rehaussé par la couleur directe. De surcroît, il s’agit là d’un très beau livre avec vernis sélectif en couverture. La civilisation maya fascine toujours, une certaine aura de mystère l’entoure encore et Jeronaton partage avec nous sa passion pour ce peuple.
Fort à propos, un dossier de quelques pages précède la bande dessinée, permettant de mieux appréhender cette civilisation et donc le contexte d’“El Nakom”.

À découvrir !


El Nakom (T1/2)
- Scénario, dessin et couleurs : Jeronaton
- Éditeur : Éditions du Long Bec
- Format : 24,5 x 32 cm
- Pagination : 56 pages couleurs dont un dossier de 7 pages
- Dépôt légal : 25 août 2017
- Numéro ISBN : 9791092499537
- Prix public : 15,50 €


A lire sur la Yozone :
Pélerinage en terre Maya, par Jean Torton, dit Jeronaton


Illustrations © Jeronaton et Éditions du long Bec (2017)


François Schnebelen
5 octobre 2017






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Peinture : La fille de Pakal, huile 80x130cm



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