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Chant des Souliers Rouges (Le) (T1)
Mizu Sahara
Kazé

Kimitaka rêve de devenir basketteur et Takara, danseuse de flamenco, mais l’un comme l’autre manque de talent. Par le plus grand des hasards, ils font connaissance sur le toit de leur collège : Kimitaka est sur le point de jeter ses baskets rouges et Takara ses chaussures rouges de flamenco. Ils discutent ensemble et échangent leurs chaussures. Chacun a envie de changer de vie, l’échange de leurs chaussures est purement symbolique. Takara est très grande, Kimitaka lui conseille de s’inscrire dans un club de basket. Après quelques années difficiles en solitaire, il apprend que Takara a suivi son conseil. Il y voit là un signe du destin et décide de se prendre également en main en prenant des cours de flamenco.



J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire de ce premier tome du “Chant des Souliers Rouges”. Il ne s’y passe finalement pas grand chose, tout est basé sur l’introspection. Kimitaka s’apprête à entrer au lycée et revient sur des événements passés qui ont grandement influencé sa personnalité. Désabusé, grand solitaire et passionné de basket, il a eu quelques mésaventures avec ses coéquipiers de l’époque. Une grave dépression et une déscolarisation ont suivi. En entrant au lycée, Kimitaka a fait un grand pas, c’est comme une renaissance pour lui. Ce n’est pas très joyeux tout ça... Il essaye de se reconstruire, de prendre un nouveau départ. La quête de soi est au cœur de ce manga un peu mélancolique. Heureusement, il est entouré par sa famille qui fait ce qu’elle peut. Sous ses airs d’homme sénile, son grand-père le soutient et lui donne du baume au cœur. Sa charmante maman, spécialiste des œufs au plat, se lève aux aurores pour lui préparer son bentô.

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Une fois plongée dans l’histoire, je me suis laissée prendre au jeu en suivant la reconstruction de ce jeune garçon touchant qui vient de loin. Sa rencontre avec Takara va changer sa vie, en lui faisant prendre conscience qu’elle vaut la peine d’être vécue. Petit à petit, tout en douceur, l’oiseau fait son nid. Takara n’a pas d’amis non plus. Grande et maigre, elle a un physique un peu ingrat tout comme Kimitaka. On ne la voit pas beaucoup dans ce premier tome, axé principalement sur le garçon. Il reste encore 5 tomes pour la découvrir.

Connue pour “Un Bus passe”, “My Girl”, cette mangaka a une particularité : elle utilise un pseudo différent pour chacun de ses styles d’écriture. Ainsi, elle signe ses seinen au nom de Mizu Sahara, ses « boys love » par Sumomo Yumeka, ses shojo avec Keita Sahara et ses doujinshi avec Chikyuya ou Sasshi. Impressionnant, non ? Sous ses dessins subtils, les émotions sont facilement perceptibles. La dépression de Kimitaka est bien réelle, ses traits sont tirés. Par contre, je ne suis pas fan de la couverture qui ne m’évoque pas grand chose.

Avec “Le Chant des Souliers Rouges”, Mizu Sahara s’attaque à la confiance en soi et la passion, le résultat est plutôt prometteur. Le flamenco n’est pas encore présent mais arrivera dans le deuxième tome. J’ai hâte de me plonger dans les aventures de ces deux jeunes écorchés qui n’ont qu’une seule et unique envie : se sentir bien dans leur tête et dans leur corps.


Le Chant des Souliers Rouges (T1)
- Auteur : Mizu Sahara
- Traducteur  : Géraldine Oudin & Raphaëlle Lavielle
- Éditeur : Kaze
- Collection : Seinen
- Format : 112x176 mm
- Pagination : 192 pages, sens de lecture original
- Dépôt légal : 10 mai 2017
- Numéro ISBN : 978-2-82032-840-3
- Prix public : 8,29 €


TETSUGAKU LETRA © 2011 Mizu SAHARA/SHOGAKUKAN
© Kazé - Tous droits réservés


Anne Schnebelen
18 octobre 2017






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