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Sinister
Edition simple - Wild Side
13 mars 2013

Certains spectateurs ne méritent que le qualificatif de crétins. Et tel doit être le seul qualificatif pour ceux qui mirent le bordel lors d’une projection de « Paranormal Activity 4 » et provoquèrent la déprogrammation de « Sinister » par des gestionnaires de salles de cinéma n’ayant aucun courage ni aucune jugeote. Heureusement, l’excellent film qu’est « Sinister » a enfin sa seconde chance grace à sa sortie en DVD et Blu Ray. Rares sont les films de genre capables de créer une telle atmosphère étouffante, rappelant par certains aspects « Shining » de Stanley Kubrick.



L’HISTOIRE

Ellison Oswalt a connu le succès grâce à un roman dénonçant une erreur judiciaire. Mais la chance ne le frappa qu’une fois et les romans qui suivirent n’eurent non seulement pas le succès escompté mais Ellison aida à la libération d’un meurtrier. Fauché, il emmène sa famille pour écrire son livre de la dernière chance sur la disparition d’une jeune fille, introuvable après la pendaison de toute sa famille. Sans le dire aux siens, Ellison a loué la maison où s’est déroulé le crime. Dans le grenier, il découvre une boite, semble-t-il abandonnée, contenant une vieille caméra super 8 et des bandes de films. Mais en visionnant les bandes, Ellison découvre que ceux-ci ne sont pas de simples films familiaux mais le tournage de l’exécution de familles dont celle sur laquelle enquête Ellison. A partir de ce moment, des événements inexpliqués se multiplient dans la maison.

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CE QUE L’ON EN A PENSE

40, c’est le nombre de cinéma qui déprogrammèrent « Sinister » à cause d’une bande de sinistres crétins. Prévu initialement sur 200 écrans, c’est donc un sale coup fait à ce film qui était pourtant une petite perle. Nous avions eu le plaisir de le découvrir en projection de presse, et nous avions été purement et simplement scotchés par la réalisation de Scott Derrickson. Partant d’une histoire de maison hantée, le réalisateur est parvenu à un résultat bluffant. Très vite, c’est l’enquête d’Ellison qui prend le dessus, une enquête sur de bien étranges meurtres rituels étalés dans le temps. Le contexte propre au personnage ajoute à la sensation de malaise qui naît au fil des images.

Car, comme l’explique Scott Derrickson dans le bonus du DVD (et dans notre interview), Ellison souffre de la pire des peurs : celle de perdre son statut de star, de célébrité. Et pour cela, il va pousser ses recherches au coeur de l’horreur pure et dure. Le film est porté par un Ethan Hawke surprenant de réalisme, entraînant le spectateur dans le monde du démon Bughul, déité mésopotamienne dévoreuse d’enfants. Efficace, imaginatif, jamais gore mais effrayant tout simplement par la suggestion, « Sinister » est un bijou dans le genre film d’horreur et il était temps qu’il devienne accessible à tous ces spectateurs qui n’ont pu en profiter sur grand écran.

Sur petit écran, les sensations sont toutes aussi fortes et un nouveau serial killer est né avec Bughul, au masque qui impressionne avec portant beaucoup de simplicité. Car on sent que le scénario a prévalu sur les effets spéciaux. A noter que les films de caméra super 8 ont réellement été tournés en super 8, Scott Derrickson voulant qu’ils soient le plus crédible possible sous ce format.

L’EDITION DVD

Reprenant l’affiche du film, l’édition DVD a cette même simplicité mais avec toujours une petite pointe supplémentaire pour augmenter l’intérêt du spectateur. Ainsi, les scènes coupées sont commentées par Scott Derrickson qui nous éclaire sur les raisons de leur retrait de la version finale du film. L’interview de Scott Derrickson est aussi une mine d’informations sur le film, les acteurs et le travail du réalisateur. Un contenu très fourni pour un DVD vendu au prix classique.

CONCLUSION

Quand on a entre les mains une vraie réussite dans les films de genre, on n’hésite pas à le dire. « Sinister » est une réussite et se doit d’être possédé par les vrais amateurs de films d’horreur.


SINISTER
EDITION SIMPLE DVD

Sinister
Film américano-britannique de Scott Derrickson
Avec Ethan Hawke (Ellison), Vincent D’Onofrio (Jonas), James Ransone (Shérif adjoint), Fred Thompson (Shérif), Cameron Ocasio (Le fils de BBQ), Clare Foley (Ashley), Rachel Konstantin (Mme Stevenson), Ethan Haberfield (Le garçon à la piscine),...
Scénario : C. Robert Cargill, Scott Derrickson
Producteurs : Jason Blum, Brian Kavanaugh-Jones
Musique originale : Christopher Young
Montage : Frédéric Thoraval
Distribution des rôles : Sheila Jaffe
Création des décors : David Brisbin
Direction artistique : John El Manahi
Création des costumes : Abby O’Sullivan
Maquillage : Satoko Ichinose, Arielle Toelke
Son : Marc Aramian, Dane A. Davis
Production : Alliance Films, Automatik Entertainment, Blumhouse Productions, IM Global, Possessed Pictures

Interdit aux moins de 12 ans
Audio : Anglais Dolby Digital 5.1, Français Dolby Digital 2.0, Français DTS 5.1
Vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 2.40, Format DVD-9, Film en Couleurs
Sous-titre : Français
Éditeur : Wild Side
Date de Sortie : 13 mars 2013
Durée : 1h45
Prix conseillé : 19,99 €

Bonus
- Entretien avec Scott Derrickson (26’)
- Scènes coupées (5’)
- Bandes-annonces

LIEN(S) YOZONE

=> L’interview yozone de Scott Derrickson


© Wild Bunch Distribution


Frédéric Leray
12 mars 2013






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