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Pi
Film américain de Darren Aronofsky (1998)
Sortie nationale le 10 février 1999


Genre  : mystère mathématique
Durée  : 1h26

Avec Sean Gullette (Maximillian Cohen), Mark Margolis (Sol Robeson), Ben Shenkman (Lenny Meyer), Pamela Hart (Marcy Dawson), Stephen Pearlman (Rabbi Cohen), Samia Shoaib (Devi), Ajay Naidu (Farrouhk), Kristyn Mae-Anne Lao(Jenna), Espher Lao Nieves (La mère de Jenna), Joanne Gordon (Mrs. Ovadia), Lauren Fox (Jenny Robeson)

Pi est le premier film d’un jeune réalisateur tourné en noir et blanc avec peu de moyen. Toutefois, son intrigue est redoutable.
Max Cohen est un jeune mathématicien surdoué. Il souffre de migraines et est victime de crises d’épilepsie. Il travaille en solo dans son modeste appartement sur une mystérieuse équation. Il rêve de trouver la formule qui lui permettra de prévoir les fluctuations boursières. Pour lui la théorie du chaos se résume en une séquence mathématique et il suffit de trouver la formule pour pouvoir contrôler le monde. Tout réside dans l’équation d’une mystérieuse spirale. Durant ces recherches il va être prospecté par une mystérieuse organisation gouvernementale. Il rencontrera un juif Hassidim qui fera un parallèle entre les mathématiques et le Talmud. Il fera part de ses découvertes à son mentor avec qui il joue au jeu de Go et ce dernier essaiera de le décourager. Un jour, alors qu’il est sur le point de trouver, son ordinateur plante...

L’image en noir et blanc, caméra à l’épaule un peu à la Blair Witch, nous plonge dans un univers à la fois angoissant, mystique et faramineux. Pour ceux qui connaissent, ce film me fait penser à la nouvelle d’Arthur C. Clark « Un milliard de noms de Dieu ». J’ai beaucoup aimé ce film que je qualifierais de lynchien façon matheux.

Etrange et surprenant film que ce PI, à l’image du nombre homonyme, ce symbole mathématique dont la suite de chiffres apparemment si chaotique n’en est pas moins la composante de la plus parfaite des formes géométriques.

Autre approche

Maximilien Cohen, mathématicien juif, migraineux et paranoïaque, harcelé par ses crises d’angoisse, passe sa vie en compagnie de son super-calculateur.
Il est à la recherche de modèles mathématiques applicables à certains phénomènes de la vie réelle. Il tente, tout d’abord, de modéliser le concept des flux boursiers.
Ces recherches vont, bien entendu, attirer quelques opportunistes. Les requins de Wall Street ne tardent pas à prendre contact avec lui.
Mais, ils ne sont pas les seuls à être intéressés par ses recherches. Lenny, un membre de la communauté juive orthodoxe, le pousse à s’intéresser à la Cabale dans le but avoué de retrouver une longue série de chiffres mystérieux.

Filmé en noir et blanc, PI bénéficie, à n’en pas douter, d’un visuel intéressant. Il s’appuie sur une réalisation nerveuse, aux atmosphères confinées, le tout sur fond de techno (« Massive Attack », « Gus Gus », « Orbital »), quelque peu décalé dans ces décors aux accents steampunk.
Après une demi-heure plutôt déconcertante, Darren Aronofsky parvient à nous faire pénétrer dans l’univers fantasmagorique de Max, pour un voyage aux frontières des sciences mathématiques et du mystère de la vie.

Bruno Paul

FICHE TECHNIQUE

Titre original  : Pi

Réalisation
 : Darren Aronofsky
Scénario : Darren Aronofsky, Sean Gullette, Eric Watson
Producteur
 : Eric Watson
Coproducteur : Scott Vogel
Producteur associé : Scott Franklin
Producteur exécutif : Randy Simon
Coproducteur exécutif : Tyler Brodie, David Godbout, Jonah Smith
Musique originale : Clint Mansell
Image : Matthew Libatique
Montage : Oren Sarch
Distribution des rôles : Denise Fitzgerald
Création des décors : Matthew Maraffi
Maquillages : Ariyela Wald-Cohain

Production : Harvest Filmworks, Plantain Films, Protozoa Pictures, Truth and Soul Pictures
Distribution : Mars Films

INTERNET

www.pithemovie.com

Hauser/acadamia - Bruno Paul


Bruno Paul
10 février 1999






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