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Warehouse 13, saison 2
Série américaine créée par Jane Epenson et D. Brent Mote

Sous l’autorité d’Artie, Pete Lattimer et Myka Bering sont affectés à l’entrepôt 13, un lieu grandement surveillé, car il recèle d’innombrables artefacts. Ces objets détiennent un pouvoir magique, demandant à être canalisé, donc mis en sureté à l’entrepôt.
La mission de Lattimer et Bering revient justement à éviter que des artefacts se promènent dans la nature, mettant en danger la population.
De mission en mission, ils sont confrontés aux improbables potentialités que les circonstances ont pu conférer à tel ou tel objet.



Certaines séries ne payent pas de mine. On se prend à les regarder, attiré par des bandes annonces fortes en séquences chocs et on découvre un concept attirant, une équipe sympathique et des histoires plutôt bien montées. « Warehouse 13 » appartient justement à cette catégorie.

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Son atout premier repose dans son duo d’enquêteurs : Myka et Pete, la première est sérieuse, alors que le second est toujours prêt à jouer au comique, ce qui lui joue des tours à l’occasion (“La théorie du complot”). Une belle complicité anime ces deux-là et, dans “À mélanger avec précaution”, les rôles seront même inversés, ce qui nous donne quelques moments d’anthologie.

Son deuxième point fort n’est autre que ces artefacts aux surprenantes capacités et inconnus de la population, qui en use souvent sans se rendre compte de leur incidence sur l’entourage (des scènes de films deviennent réelles dans “Terreur en 3D”) ou sur leur possesseur (un homme joue au super héros pour épater son amoureuse dans “Mon doux héros”).
Il s’avère souvent difficile de trouver quel objet est justement l’artefact et l’on peut réellement parler d’enquêtes pour le découvrir (ex : “Vieillir en beauté”, “À charge de revanche”).
L’entrepôt regorge de tels objets, ce qui nécessite une surveillance renforcée. Dans “Hugo 1”, Douglas Fargo, un personnage de la série « Eureka », vient rajeunir le système de sécurité. Pour qui le connaît, il est rare que les choses se passent bien…

Artie ressemble plus à un ours mal léché qu’au chef qu’il est sensé être, sentiment contrebalancé par l’épisode “Vendetta” où l’on en apprend plus sur son passé. D’ailleurs, il ne manque pas d’un certain humour : il fait passer toute l’équipe, résidant dans une grande maison, pour des inspecteurs des impôts, choix les rendant tous très impopulaires dans la ville voisine. Ce qui ne les empêche pas de nouer des relations !

Le quatrième point fort de « Warehouse 13 » s’avère des plus étonnants. Dans le premier épisode, plutôt anecdotique pour qui n’a pas vu la saison 1, le fameux H.G. Wells est libéré du secteur bronze, c’est-à-dire a perdu sa condition de statue pour redevenir un être vivant. Déjà, c’est surprenant, mais apprendre que c’est une belle femme l’est encore plus. Ses propres recherches la conduiront souvent à croiser le chemin de Myka et Pete, jusqu’à réintégrer l’équipe de l’entrepôt. Même si Artie est contre, lui-même est sous l’autorité de superviseurs.
Ici, les écrits de Wells ne sont pas dénués de fondements. La machine à explorer le temps permettra à Myka et Pete d’aller dans les années soixante pour résoudre une série de meurtres liés à un artefact (“Voyage dans le temps”).

Dans les seconds rôles, Claudia Donovan, autre membre de l’entrepôt, est appelée à évoluer comme le laisse croire certains indices. Quant à Leena, sa présence n’est qu’anecdotique.

La saison 2 se termine vraiment à l’issu des épisodes 11 et 12 qui se suivent : “L’entrepôt perdu” et “Réinitialisation”. Ce n’en est pas moins la Terre qui est menacée de cataclysmes ! À la fin, un des deux membres du duo quitte l’entrepôt, car un de ses choix a mis tout le monde en péril. La prochaine saison sera sûrement l’occasion de savoir s’il reviendra sur sa décision.

Quant à l’ultime épisode “Larry Lanouille”, il ne s’insère pas à la suite des précédents. Il est dispensable et n’apporte rien, si ce n’est une histoire à passer à l’occasion des fêtes de Noël.
Dommage que « Warehouse 13 » saison 2 se termine sur cette fausse note qui, toutefois, n’enlève rien à ses qualités.
Avec “Le temps le dira”, le numéro 1, c’est le plus faible ! Les entames et les conclusions sont donc à améliorer…

Le concept de « Warehouse 13 » est bien trouvé, original ; l’entrepôt, le matériel utilisé sentent bon le passé ; le duo Pete Lattimer et Myka Bering emporte l’adhésion du fait de leurs différences ; la présence d’H.G. Wells donne un élan supplémentaire à l’ensemble et l’humour n’est jamais loin ; autant de choses qui nous poussent à suivre cette série, dont la troisième saison est en cours de production.

Soyez curieux et, la prochaine fois qu’elle sera diffusée, poussez donc la porte de l’entrepôt 13 !


Distribution : Eddie McClintock (Pete Lattimer), Joanne Kelly (Myka Bering), Saul Rubinek (Artie Nielsen), Allison Scagliotti (Claudia Donovan), Genelle Williams (Leena), CCH Pounder (Mrs. Frederic), Jaime Murray (H. G. Wells)

Créateurs : Jane Espenson, D. Brent Mote
Producteurs : Stephen Surjik, Mark Winemaker
Musique : Edward Rogers

Série : américaine
Première diffusion française : du 4 janvier au 15 février 2011 sur Syfy Universal
Durée des épisodes : 42 minutes
Nombre d’épisodes de la saison : 13


Les épisodes de la saison 2 :
-  1. Le temps le dira
-  2. Mon doux héros
-  3. Terreur en 3D
-  4. Vieillir en beauté
-  5. Hugo 1
-  6. La théorie du complot
-  7. À charge de revanche
-  8. À mélanger avec précaution
-  9. Vendetta
-  10. Voyage dans le temps
-  11. L’entrepôt perdu
-  12. Réinitialisation
-  13 Larry « Lanouille »


Liens :
Site officiel
Site officiel en français


François Schnebelen
2 juillet 2011



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Joanne Kelly (Myka Bering)



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Eddie McClintock (Pete Lattimer)



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Saul Rubinek (Artie Nielsen)



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Jaime Murray (Helena G. Wells), version Lara Croft



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Pete et Myka dans les années soixante



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Claudia Donovan et Douglas Fargo, dans un crossover avec la série Eureka



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