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Death Note, Black Edition (T1)
Tsugumi Ohba et Takeshi Obata
Dark Kana

Ryuk, un dieu de la mort, s’ennuit à mourir dans le monde des morts. Sur Terre, Light Yagami s’ennuie dans sa salle de classe. Extrêmement intelligent, élève modèle, il est totalement blasé par le monde qui l’entoure. Un jour, il découvre dans la cour de son lycée un cahier. C’est un Death Note, le livre où les dieux de la mort inscrivent les noms de ceux devant mourrir. Ryuk l’a intentionnellement laissé tomber pour s’amuser un peu et Light va lui offrir un très agréable spectacle. Car le jeune homme n’a peur de rien, pas même de ce mode d’emploi expliquant comment tuer impunément n’importe qui, à condition de connaitre son nom avec l’orthographe exacte et son visage. Bien entendu, Ryuk va se faire connaitre de son cobaye, et là aussi, Light reste impassible devant la créature surnaturelle. D’un autre côté, il est le seul à le voir. Ainsi débute la légende du serial killer, Kira.



La naissance de Kira

Light va se transformer en dieu vengeur. Il veut créer un monde idéal, avec sa vision de la perfection. Il va donc d’abord s’attaquer à des criminels. Le Death Note tue par défaut avec une crise cardiaque mais Light va découvrir l’étendu des pouvoirs du livre. Ryuk ne joue que le role d’observateur, refusant de prendre parti sur les actes du garçon. Ce seront des internautes qui finiront par trouver le nom de Kira et Light l’adoptera plus par obligation. Light pose une question à la fois philosophique et morale : oseriez-vous rendre une justice expéditive si vous en aviez le pouvoir ? En tout cas, Light ne va malheureusement pas s’arrêter aux meurtres de criminels, pris dans le tourbillon inéluctable du pouvoir.

L’arrivée de L

Face à ce dangereux psychopathe, les polices du monde vont faire appel à un profiler d’exception, un autiste de génie : L. Refusant de se montrer au grand jour, il va réussir à défier Light, parvenant par déduction à trouver sa localisation au Japon. Mais, par ce petit jeu, il va aussi le pousser à tuer des innocents. L est loin du héros sympathique, il est même tout le contraire par sa façon de manipuler les gens. L et Light se ressemblent beaucoup dans leur mode de raisonnement, ce qui va créer un duel d’anthologie. Toutefois, les premiers points seront pour Light, allant jusqu’à forcer L à dévoiler son visage à la cellule d’enquête japonaise. Mais surtout, L sera inévitablement touché par la mort des 12 agents du FBI, des innocents et non des criminels cette fois.

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Une édition véritablement de luxe !

Bien sûr, “Death Note” n’est pas une véritable nouveauté, les éditions Kana ayant déjà publié l’intrégalité du manga et Kana Home Vidéo l’intégralité de l’animé. Mais comme toutes les séries cultes, “Death Note” a droit à une réédition de luxe, pour faire découvrir la série sous un nouvel angle.

D’abord, le nouveau packing, très chic avec sa couverture entièrement noir, d’où la Black Edition. C’est réellement un manga de luxe, qui se doit d’avoir sa place bien en évidence dans une bibliothèque. Les pointilleux remarqueront aussi que la série a été retraduite .

Ensuite, la taille du manga ! Plus long et légèrement plus large, il permet d’avoir des cases beaucoup plus grandes et aussi plus lisibles, car “Death Note” est un manga extrêmement bavard et certaines réflexions étaient écrites en pattes de mouche dans la version originale. Ce nouveau format est donc un véritable atout et surtout apporte un nouveau plaisir au lecteur. Relire “Death Note” sous cette forme est réellement plus facile et permet de savourer pleinement le jeu du chat et de la souris entre L et Kira.

Bien évidement, les dessins de Takeshi Obata sont mis d’autant plus en avant. Quelques agrandissements permettent de mieux profiter des détails que cachent certaines cases, mais surtout de rester pantois devant des pleines pages de génie ! Notons aussi les premières pages en couleur, et aux crayons, pas à la palette graphique. Encore une excellent surprise de cette nouvelle édition.

Alors profitons de cette réédition, qui regroupera deux tomes dans chaque volume de la Black Edition, pour s’attarder dans les prochains tomes sur certains aspects de cette série mémorable qui pose dans les deux premiers la fameuse question : peut-on choisir qui doit vivre ou mourir ? En tout cas, ces deux premiers tomes nous confirment que le bras de la justice dévie malheureusement inévitablement sous le poids du pouvoir qu’il procure. Ce qui pouvait paraitre une épuration des pires maux de la société est entaché de morts abjectes, mais doit-on sacrifier quelques uns pour sauver tous ceux qui restent ? Light a choisi sa réponse et à se prendre pour Dieu, il finit par tuer tout simplement tous ceux qui le gènent.

Death Note” est une série complexe sous bien des aspects, qui a déjà eu droit de notre part à un dossier mais qui mérite toujours plus d’approfondissement.


Death Note, Black Edition (T1)
- Scénario : Tsugumi Ohba
- Dessin : Takeshi Obata
- Traducteur : Myloo Anhmet
- Éditeur français : Kana
- Collection : Dark Kana
- Format : 140 x 213, noir et blanc - sens de lecture original
- Date de parution : 2 juillet 2010
- Prix : 12,50€


A lire sur la Yozone :
Death Note (T1 et 2)
Le phénomène Death Note
Death Note (film 1)
Death Note 2 : The Last Name
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Frédéric Leray
17 août 2010






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